vendredi 18 janvier 2013

La stratégie Ender, Orson Scott Card



Résumé :

Andrew Wiggin, dit Ender, n'est pas un garçon comme les autres. Depuis sa naissance, ses faits et gestes sont observés par l'intermédiaire d'un moniteur greffé dans son cerveau. Car ceux qui l'ont conçu ambitionnent de faire de lui le plus grand général de tous les temps, le seul capable de sauver ses semblables de l'invasion des doryphores. Et alors qu'Ender suit pas à pas le dur chemin de son apprentissage de guerrier, ses créateurs mesurent la gravité de leur choix : en donnant naissance à un monstre, n'ont-ils pas damné l'humanité elle-même ?


Avis :

L’humanité a survécu aux invasions extra-terrestres et les nations se sont alliées pour faire face à une nouvelle attaque imminente. Ender, dernier d’une fratrie de trois, voit son enfance soumise à une grosse pression. En effet, dans un monde où la famille standard n’a que deux enfants, avoir l’autorisation d’en avoir un troisième ne peut être obtenue que si la fratrie s’annonce prometteuse, le benjamin se devant de réussir là où ses ainés ont échoué. Peter, le frère aîné d’Ender n’a toujours pas digéré son propre échec, et semble vouer une haine farouche à son jeune frère qui, lui, peut encore réussir. Et Ender va bel et bien être enrôlé dan les Forces Internationales afin de devenir un génie tactique en mesure de repousser l’ennemi…
Jusque-là, vous allez me dire, oui, et alors ? Le détail qui tue c’est qu’Ender n’a que six ans. C’est ce qui fait la force du livre, mais aussi ce qui m’a déplu, mise mal à l’aise.

La stratégie Ender c’est l’histoire d’une enfance volée, sacrifiée, manipulée, dans le but de sauver l’humanité. Si le thème de la lutte contre les envahisseurs a été maintes fois abordée dans les romans de science-fiction, le fait que le héros soit un jeune enfant change la donne. D’autant que malgré son âge, Ender a tout d’un grand : manipulateur, cruel, cynique, il garde néanmoins une certaine innocence qui lui sera très utile dans les choix à faire.
Cela dit, la cause justifie-t-elle les moyens ? Peut-on se satisfaire d’une société qui, pour survivre, est prête à mettre un mouchoir sur son éthique et à utiliser des enfants comme de vulgaires objets qui n’ont comme raison d’être venus au monde que la lutte contre l’ennemi ?
Bien écrit, haletant mais dérangeant, ce livre mérite qu’on se penche dessus. D’ailleurs, une adaptation cinématographique est en cours, prévue sur nos écrans fin 2013.

2 commentaires:

  1. Tu m'as convaincu. Card fait partie des grands auteurs de SF que je m'étais promis de lire, entre Ender et ses Chroniques d'Alvin le Faiseur. Le fait qu'il soit mormon influe-t-il sur le contenu de ses textes ? En tous cas, je sais qu'il a obtenu pour les 2 premiers tomes du cycle d'Ender un Hugo et un Nebula, ce qui est exceptionnel.

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    1. C'est à lire, mais je suis pas une fan inconditionnelle, sans doute à cause du sujet.

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