vendredi 25 janvier 2013

Le Mauve Empire, V. K. Valev


Résumé :

Séverin Desjaunes mène une vie effrénée. Jeune ingénieur de la firme Fun Technologies, il se rend dès la nuit tombée dans l’hôpital où il exerce son talent de magnétiseur, à la demande d’un ami – le docteur Pravédine. Pourtant, le don surnaturel dont bénéficie Séverin ne semble pas suffisant pour venir en aide à la seule personne qu’il souhaite vraiment guérir : sa femme, Arline, qui souffre d’une variante super-résistante de la tuberculose. Afin d’essayer de sauver son épouse, le jeune homme doit remonter jusqu’à l’origine de son pouvoir.
Commence alors un voyage dans un monde où rien ne semble être ce qu’il paraît, où les médecins sont des tueurs, où les vampires sauvent la vie, et où la mort n’est qu’un passage. Finalement, c’est au sein de ce chaos, quand les notions d’opposition et de complémentarité s’effondrent, qu’une vie et une humanité nouvelles prendront forme.


Avis :

Voilà un livre que je ne sais pas bien comment classer. Au croisement du roman vampirique et de la science-fiction, Le mauve empire est aussi déroutant qu'il est intrigant.

Dans la première partie, nous faisons la connaissance de Séverin, ingénieur de profession, qui la nuit utilise ses dons de magnétiseur, dans une ère du "tout technologique", pour guérir des patients agonisants dans l'hôpital du docteur Pravédine (qui dès le départ ne m'est pas revenu). Ironie du sort, Séverin est incapable de soigner la femme qu'il aime, gravement malade elle aussi. Cette première partie est rythmée par les errances à l'hôpital, les miracles effectués et le questionnement du jeune homme. Et puis il y a cette mystérieuse Ouma, dont nous ne savons rien, qui hante ses nuits et occupe ses pensées. L'ambiance est lourde et un peu angoissante, et j'avoue avoir été perdue de bout en bout. Qui ? Quoi ? Comment ? Pourquoi ? J'ai vraiment eu du mal avec les cent premières pages où il ne se passe pas grand-chose et où le lecteur est abreuvé d'informations sans arriver à les mettre en cohérence entre elles.
Heureusement, la seconde partie est plus explicite, et j'ai enfin compris où l'auteur voulait en venir. Plus classique, la suite du roman rassure (enfin, tout est relatif) le lecteur en revenant dans une trame plus classique, lui permettant de placer les briques qui lui manquaient et de faire la lumière sur l'ensemble du roman.

J'ai été assez déstabilisée par la structure même du roman, enthousiasmée par le background, et déçue de ne pas m'attacher aux personnages qui m'ont paru trop froids pour que je puisse les prendre en sympathie. Mon ressenti est donc mitigé, j'ai eu l'impression rester en dehors de l'histoire, voire de même de passer un peu à côté, tout en étant séduite par certains points (principalement le cyberpunk vampirique que j'ai vraiment bien aimé). C'est donc un peu un rendez-vous manqué avec V.K. Valev, dommage…

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