vendredi 15 février 2013

Les chroniques d'Oakwood - Dans l'ombre de la Demoiselle, Marianne Stern


Résumé :

Oakwood, son église, sa grange abandonnée, ses tavernes, son cimetière. Et ses sorcières, au grand dam des prêtres qui se succèdent sans parvenir à éradiquer les diableries.
Lorsque la nuit tombe, les ombres s'étirent et drapent le hameau d'un manteau de noirceur, laissant à la lune le soin d'épier les plus sombres desseins. Cruelles malédictions et engeances démoniaques arpentent alors librement les rues aux faveurs de l'obscurité ; mieux vaut ne pas s'attarder en-dehors des logis, au risque de rencontrer la Mort au détour d'une bâtisse.
Pourtant, le vieux cimetière attire bien des convoitises... Certains affirmeront avoir aperçu la lueur chétive d'une lanterne au détour d'une tombe, d'autres diront avoir entendu des hurlements déchirants briser la torpeur nocturne. Les plus folles rumeurs circulent au village, mais ses habitants s'accordent à dire qu'il ne se trame rien d'anormal.
Entre spectres, pentacles, corbeaux et cadavres, quelques téméraires se risquent toutefois à des errances en solitaire. L'un en quête de l'être aimé, l'autre animé par une vengeance inassouvie, ou tout simplement, à la recherche du repos éternel. Or tous ignorent que dans l'ombre, la demoiselle d'Oakwood veille...


Avis :

Oakwood, petit village de l’Angleterre (enfin je suppose) puritaine du début du XVIIIè siècle. La chasse aux sorcières bat son plein, mieux vaut ne pas avoir un comportement suspect aux yeux du tout-puissant prêtre ou le bûcher vous tendra les bras, et le cimetière regorge d’âmes tourmentées cherchant le repos qui leur a été refusé en étant condamnées à tort.

Dans ce contexte très sombre, Marianne Stern nous conte plusieurs histoires mettant en scène de soi-disant sorcières et des âmes réellement corrompues. Bien que toutes différentes, elles sont toutes reliées par des éléments ou personnages communs permettant ainsi au lecteur d’avoir une suite à quelques textes, ou du moins davantage d’éléments sur certains faits. Cela dit toutes les explications ne seront pas données, nombre de mystères continueront à planer sur Oakwood… Seul petit bémol : l’absence de chronologie entre les nouvelles m’a un peu perturbée au départ : je pensais que ces chroniques avaient une certaine unité temporelle, or il n’en est rien. Passée la surprise du départ, on s’y accommode cependant bien vite.
Le style d’écriture de Marianne Stern quant à lui est très visuel et donc immersif : Oakwood a pris vie au fil des pages, et la simple évocation du cimetière me faisait frissonner. Mais il est aussi très poétique et j’ai pris un réel plaisir à tourner les pages et à me laisser entraîner par les mots de l’auteur.

Les chroniques d’Oakwood une très jolie découverte comme j’aimerais en faire plus souvent, n’hésitez pas à succomber à l’appel de la Demoiselle.



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