vendredi 7 juin 2013

40 jours de nuit, Michelle Paver

Résumé :

Hiver 1937. Jack part pour une expédition scientifique en Arctique, une échappatoire à son mal-être londonien. Du moins c'est ce qu'il espère. Mais très vite, ce voyage au pays des nuits interminables se transforme en cauchemar. Des cinq hommes engagés dans la mission, seulement trois prennent le départ : Jack, opérateur radio, Algie, chasseur et maître-chien de traîneau, et Gus, biologiste. Ils établissent leur campement sur la baie de Gruhuken où le capitaine du bateau refusait de les débarquer, visiblement effrayé. En peu de temps, Gus tombe malade, Algie l'accompagne, Jack reste seul. Dans leur cabane de trappiste, il se met alors à entendre des voix, à apercevoir des ombres... Est-ce vraiment son imagination qui l'engloutit jour après jour dans cette matière noire ?


Avis :

En 1937, Jack, qui vit en marge de la société, est contacté pour participer à une expédition scientifique en Arctique. Bien que mal à l’aise au départ avec ses futurs compagnons de voyage, Jack finit par accepter et embarque pour Gruhuken. Durant le voyage, il se rend compte que l’évocation de ce simple lieu effraye le capitaine du bateau qui les y conduit. Et, sur place, il va rapidement voir et entendre des « choses », une menace sans nom qui va s’accentuer quand il sera seul après le rapatriement sanitaire de ses compagnons.

La force de ce livre, c’est ce huis clos angoissant où, seul face à lui-même, Jack laisse sa paranoïa prendre le dessus. La terreur qui le gagne peu à peu déteint sur le lecteur qui se laisse engluer dans cette ambiance étouffante au fil des pages. Quelle est la vérité ? Quelle est la part d’imagination due aux conditions extrêmes que subit le jeune homme ?
40 jours de nuit est un de ces livres qui capture le lecteur et lui fait vivre l’histoire, le mettant dans la peau du personnage. L’auteur déploie un large éventail d’émotions, et joue parfaitement sur l’ambiguïté entre fantastique et paranoïa, fantasme et réalité. La narration sous forme de journal intime accroît encore la proximité du lecteur avec Jack, et l’écriture de Michelle Paver fait prendre corps au décor, avec des descriptions d’une extrême justesse.

Si vous n’avez pas trop peur du noir et de la solitude, venez donc vous immerger dans 40 jours de nuit, vous ne regretterez pas le voyage…




4 commentaires:

  1. C'est très tentant.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ça devrait te plaire, c'est assez atypique pour un Black Moon en plus.

      Supprimer
    2. C'est vrai que la collection aurait pu me faire fuir...

      Supprimer
    3. Leur ligne éditoriale n'est pas toujours très claire...

      Supprimer