mercredi 26 juin 2013

Fin(s) du monde, Les Artistes Fous Associés

Résumé :

Prévue le 21 décembre 2012 (selon les Mayas ou Hollywood) ou pour dans 3 milliards d’années (selon les astrophysiciens) ; consécutive à un désastre écologique (toujours Hollywood) ou à la collision de notre galaxie avec sa voisine (toujours les astrophysiciens) ; qu’elle soit d’origine humaine ou d’intervention divine... la fin du Monde a toujours été au cœur de nos fantasmes et de nos peurs.
Pour perpétuer la tradition, Les Artistes Fous Associés vous invitent à découvrir dans ce recueil 20 récits d’Apocalypse illustrés. Épopée cosmique et bouffonne en rimes et en vers, odyssée hallucinatoire d’un dernier survivant sans cesse rêvant d’un ailleurs hors du temps, recueil de fragments de vie étranges et menaçants dessinant la fin du monde façon puzzle, farce fellinienne sexuelle et féroce, et tant d’autres : venant des quatre coins de la francophonie, des auteurs et des illustrateurs débutants comme confirmés vous font partager leur imaginaire et une part de leur folie. Comme un baroud d’honneur face à l’anéantissement collectif.


Avis :

Ce recueil propose vingt nouvelles (+ une nouvelle bonus pour la version numérique) ayant pour thème commun la fin du monde. Apocalypse planétaire, fin d’un monde ou début d’autre chose, chaque auteur propose sa propre interprétation du thème, de la plus classique à la plus inattendue. Horreur, fable écologique, zombie ou folie, les angles choisis sont différents, et chacun trouvera au moins un texte qui lui parle (ou alors il faut vraiment être difficile).

Je ne vais pas revenir sur toutes, mais uniquement sur celles qui m’ont le plus interpellée. Si globalement j’ai bien aimé l’ensemble du recueil, pour quelques textes j’aurai souhaité qu’ils soient plus longs, plus approfondis pour gagner en efficacité.

Sans surprise, Je meurs comme j’ai vécu a retenu mon attention. On ne se refait pas, une histoire de zombies classique mais bien tournée et le tour est joué, je suis séduite.
Le postulat de base de Contrat est intéressant, et la chute m’a beaucoup plu, j’avoue que j’aurai bien aimé faire durer le plaisir.
Crises tentaculaires m’a surprise de par sa forme, le poème. Si le fond n’est pas révolutionnaire, la forme a réellement retenu mon attention, j’ai trouvé le pari risqué et j’ai apprécié cette audace.
Les deux nouvelles Clic ! et Le Gloublou m’ont fait sourire, un interlude amusant et surprenant, mais je ne suis pas sûre qu’elles fédèrent le plus grand nombre…
Mon texte préféré est aussi le plus long de ce recueil. La fin du monde, nouvelle SF racontant la vie d’un équipage de vaisseau spatial qui, depuis l’espace, assiste à la destruction de la Terre et se sait ainsi condamné. J’aime beaucoup ces huis-clos glaçants où la vraie nature des hommes fait surface, et surtout ses aspects les plus sombres. Et la fin est vraiment surprenante, bien loin de ce que j’avais imaginé.
Et puis il y a aussi Youpi ! On va tous mourir, Émancipation ou La Prophétesse… Bref, vous l’aurez compris j’ai trouvé mon bonheur dans ce livre. À vrai dire seuls deux textes m’ont laissée de marbre : De Terre et de Sang que j’ai trouvé trop démago (j’en ai assez de me farcir des leçons d’écologie) et Khao-Okh dont je n’ai pas vraiment compris le pourquoi du comment.

Fin(s) du monde est à découvrir, n’hésitez pas à vous plonger dedans.



2 commentaires:

  1. Bizarrement, j'étais persuadée tu allais aimer la nouvelle zombiesque... ;)
    Contente que tu aies apprécié cette antho. Je vois qu'en plus on a le même texte préféré.

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