jeudi 24 octobre 2013

Les larmes rouges T1 - Réminiscences, Georgia Caldera

Résumé :

« Le temps n’est rien… Il est des histoires qui traversent les siècles… »
Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, plus fragile que jamais, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants.
Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s’y méprendre avec la réalité.
Peu à peu, elle perd pied…
Mais, la raison l’a-t-elle vraiment quittée ? Ces phénomènes étranges ne pourraient-ils pas avoir un lien quelconque avec l’arrivée de ce mystérieux personnage dans sa vie ? Cet homme qui, pourtant, prétend l’avoir sauvée, mais dont le comportement est si singulier qu’il en devient suspect… Et pourquoi diable ce regard, à l’éclat sans pareil, la terrorise-t-il autant qu’il la subjugue ?!


Avis :

Les larmes rouges est de ces livres qui vous emportent dans leur univers et ne vous quittent pas une fois la dernière page tournée.

Le lecteur fait la connaissance de Cornélia au moment où la jeune fille de 19 ans, lasse de la vie, est sur le point de se jeter d’un pont. Persuadée qu’elle n’a d’importance pour personne, ce que la sournoise petite voix dans sa tête lui confirme, elle ne voit d’autre solution à son mal-être que cette issue tragique. Après sa tentative ratée, son père et elle partent dans la maison familiale pour renouer les liens. Alors que son existence commence à avoir de nouveau un sens, Cornélia est victime d’étranges phénomènes. De quel mal est-elle victime ? Devient-elle folle ? C’est auprès de son voisin châtelain que la jeune fille va chercher de l’aide et des réponses.

Georgia Caldera tisse ici une histoire qui jongle habilement entre présent et passé pour ne se dévoiler que petit à petit. Auréolé de mystère, teinté de romantisme gothique, mélangeant tendresse et souffrance, espoir et noirceur, Réminiscences est un récit qui happe le lecteur dès les premières pages pour ne jamais le lâcher. La grande force du roman, en plus de sa délicieuse intrigue, est l’immersion totale du lecteur grâce aux décors et aux personnages qui prennent vie au fil des mots. L’intrigue va crescendo et l’ambiance se fait de plus en plus pesante, l’auteur n’a pas peur d’aller au bout des choses et d’emporter le lecteur dans un univers des plus sombres, loin des histoires de vampires à paillettes, ce qui n’est pas sans rappeler une vision plus classique du genre, exploitée avec brio.

La plume de Georgia Caldera reste moderne mais élégante, aussi raffinée que la dentelle des jabots des vampires d’antan. Fluide et envoûtant, le style de l’auteur sert son roman sans tomber dans le piège d’une écriture ampoulée, souvent employée dans les romans gothiques, qui aurait alourdi le récit. Pour son premier roman, l’auteur fait un sans-faute, et, en ce qui me concerne, ce premier tome des Larmes rouges est un véritable coup de cœur, et je remercie Georgia Caldera pour ce moment de lecture comme j’en ai peu.

2 commentaires: