mercredi 12 mars 2014

Face cachée T1- Dans la peau, M. Leighton

Résumé :

Olivia Townsend est une femme comme les autres, qui se démène à l’université dans l’espoir de pouvoir un jour aider son père dans ses affaires. Pour financer ses études, elle travaille à l’Hypnos Club, le bar géré par le très séduisant Cash  le genre de bad boy qu’elle a décidé d’éviter comme la peste. C’est alors qu’elle rencontre le frère jumeau de son patron, Nash, un avocat bien sous tout rapport... accessoirement casé avec sa colocataire. Entre les deux, son cœur balance...


Avis :

[Attention spoilers]

Ça faisait bien longtemps qu’un livre ne m’avait pas autant inspirée pour une chronique un brin décalée visant à expliquer pourquoi je n’ai pas aimé.
Pour commencer, je pensais avoir entre les mains une romance NA et, en fait, je me suis coltinée une romance érotique. J’ai été flouée sur la marchandise et j’aime pas ça, surtout que je suis en pleine crise de boulimie NAesque (je sais, c’est pas dans le dico, et alors ?) et que j’ai été frustrée par cette trahison (non, le mot n’est pas trop fort. Ok, un peu quand même).

Venons-en à l’intrigue (lol ?). Dans le rôle de la bombasse irrésistible qui n’a bien évidemment aucune conscience de sa beauté ou de sa sexy attitude avec mordillage de lèvre compris, innocente petite chose qu’elle est (et moi je suis Helena Bonham Carter. Bref.), nous découvrons Olivia, étudiante (en quoi ?) et serveuse dans un bar pour payer ses études (de quoi ?). Face à elle, non pas un bogoss gonflé à la testostérone, mais deux, oui ma p’tite dame vous avez bien entendu, deux pour le prix d’un : Cash et Nash (l’auteur s’est fait une entorse cérébrale pour trouver ça, au départ elle voulait Tic et Tac mais c’était déjà pris). Notre Olivia, gourmande qu’elle est, la coquinette, va hésiter entre le bad boy et le futur avocat bien propret, qui va-t-elle choisir, mystère et boule de gomme…

Vous l’aurez compris, l’intrigue est légère et facile, aucun risque que ce livre vous file la migraine. La psychologie des personnages n’est clairement pas le souci de l’auteur qui, de toute façon, n’a pas cherché à, au minimum, leur donner un peu de cohérence. Un exemple vite fait, Olivia est censée être timide n’hésite pas dès les première pages à désaper un type qu’elle prend pour un stripteaseur. Ou alors, la définition de la timidité a beaucoup changé depuis que j’ai mis le nez dans mon Larousse pour la dernière fois. Donc, je récapitule, des personnages fadasses et superficiels, une intrigue épaisse comme du papier à cigarettes, que nous reste-t-il ? Des clichés pardi ! Et là, M. Leighton a mis le paquet, c’est cadeau. On retrouve bien sûr l’étroitesse d’Olivia, les « colossales proportions » de Cash ou Nash (je ne sais plus qui, appelons les Tash, on gagnera du temps) que la jeune femme qualifie « d’arme démesurée ». À côté de ça, santé publique et hygiène brillent aussi par leur absence « je suis clean, dis-moi que toi aussi » (capote, non ? Ah non, si tu le dis, on se connaît depuis trois jours après tout, je peux te faire confiance !) et plan cul dans les toilettes de bar (endroit reconnu pour être aussi nickel qu’une salle d’opération). Olivia s’envoie avec l’un ou l’autre, mais pas de souci, elle prend la pilule quoi, c’est pas là le plus important ?!
Mais, rendons à César, etc… Dans la peau, c’est aussi du romantisme « Tu l’as senti bébé, hein ? », de l’humour (à propos du tatouage qu’il a sur le torse) « C’est le symbole chinois qui représente le dieu du plumard » (ne manque que les rires préenregistrés), du drama « Ces flammes ont fait de moi ce que je suis. Un sans foyer. Un sans famille. Un homme seul » (violons déchirants en fond sonore of course), du Tash en mode mâle dominant à la con « C’est juste qu’elle ne le sait pas encore », « Dès le premier soir, j’ai su que tu en valais la peine » (il ne lui a pas regardé les dents, c’est déjà ça). Finissons en beauté avec la phrase la plus WTF du livre, qui nous vient d’Olivia après sa partie de jambes en l’air dans les toilettes « ce souvenir sera toujours gravé dans ma mémoire lorsque à 109 ans, je chercherai mon dentier sur la table de nuit ». Je ne commente même pas.
Et puis, tout à coup, arrivé au dernier quart du livre, l’auteur s’est sans doute rappelé qu’il faudrait conclure avec un truc un peu chiadé. Et là, c’est la fête du slip, rocambolesque et incohérence reviennent sur le devant de la scène avec le passé de Tash, la mafia, son père, son destin, son œuvre… Et là, j’avais un peu vu le vent venir pour Tash, mais les explications à deux cents m’ont juste fait hurler de rire. Ou de consternation, je ne sais pas trop, à vrai dire. Quoi qu’il en soit, j’ai parcouru les vingt dernières pages en diagonale (je pense avoir donné suffisamment de ma personne sur ce roman) pour mettre fin à mon roulage d’yeux incessant qui a bien dû me filer une ride ou deux en plus !


En guise de conclusion, je laisse la parole à la meilleure amie d’Olivia, Ginger (ou Gerry. Ou Georgia. Enfin un truc dans le genre) qui résume bien le gros enjeu du livre, et nous offre un peu de poésie et de classe en prime : « Pauvre petite Olivia, obligée de se faire dilater la foufoune par deux jumeaux ultrasexy ». 



14 commentaires:

  1. Mouahahaha, excellent ! Ton billet, hein, pas le bouquin, même si je ne l'ai pas lu et que je ne le ferai pas :)

    Et la capote, c'est surfait, tout le monde le sait, hahaha...

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    1. Je suis restée vieux jeu comme fille moi ;)

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  2. Tu m'as bien fait rire. Mais ça reste consternant.

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  3. La conclusion de ta chronique grandiose est grandiose ! J'ai ri ... j'avoue !

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    1. À certains moments je me suis quand même demandé si le but du livre était d'émoustiller la lectrice ou de la faire rire !

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  4. C'était mon 1er NA, sur le coup je me suis demandée si j'avais bien compris la définition du genre xD

    Comme toi, j'ai été WTF en voyant l'auteur se souvenir tout à coup qu'il lui fallait un semblant de début de scénario, sauf qu'elle a encore empiré son truc !

    La suite sera carrément sans moi, et c'est très rare que je ne poursuive pas une saga, ne serait-ce que par ma trop grande curiosité.

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    1. Ah nan mais je te rassure, c'est pas du NA ! Et la suite, même si on me paye je ne la lis pas :p

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    2. Pareil ! Je revends sans lire, pour me payer un livre qui vaut un minimum le temps que je devrais lui consacrer !

      J'ai beaucoup 'aimé' aussi la scène au petit matin... Elle dort ? Elle ne dort pas ? Mais pourquoi je me pose la question, ne perdons pas de temps ! Et POUF je l'empale !
      C'est cro romantique ♥

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    3. Le T2 est sorti ?!
      Nan mais c'est normal, il sait mieux qu'elle ce qu'elle veut, et puis ses colossales proportions vont à coup sûr la faire monter au plafond et elle dira merci, alors pourquoi se priver ?! C'est de pire en pire ce genre de livre, il y a quand même une vision de la femme qui me choque moi.

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    4. Il me semble que la récap' de Galleane disait qu'il sortirait en juillet...

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    5. Ben sans moi, ma PAL est déjà suffisamment gigantesque sans que j'y ajoute ce genre de bousinette...

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  5. Tous les romans dans le genre pseudo NA ou pseudo Erotique reprennent les même ficelles en ce moment (et les mêmes roulages de zieux) mais pour info je crois qu'elle est comptable, ce qui justifie également la mafia, tout ça...bref un lol-book =)

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    1. Ah oui, comptable, j'avais oublié tellement c'est insignifiant dans le livre (elle va jamais à la fac la fille !). Pour la mafia c'est à cause du père de Tash ;)

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