jeudi 10 avril 2014

Dualed, Elsie Chapman

Résumé :

Dans la ville fortifiée de Kersh, avant d’atteindre son vingtième anniversaire, chaque citoyen doit éliminer son Double, un jumeau génétiquement identique, élevé́ dans une autre famille. Le compte à rebours se déclenche un beau matin, et chacun a trente petits jours pour affronter son autre moi. West Grayer est fin prête. Elle a quinze ans, et sentraine depuis des mois et des mois pour affronter son alter ego. Survivre, cest accéder à une vie normale, terminer ses études, avoir le droit de travailler, de se marier, de mettre au monde des enfants. Mais un grain de sable imprévu vient gripper la machine, et West se met à douter : est-elle vraiment la meilleure version d’elle-même, celle qui mérite un avenir ? Pour rester en vie, elle doit cesser de fuir... son Double d’abord, mais aussi ce qu’elle ressent, et qui a le pouvoir de la détruire.


Avis :


Si le pitch semblait des plus prometteurs, Dualed est au final une grande déception. Pourtant le concept aurait pu donner un roman prenant, intelligent et sensible… Imaginez un monde où chacun a un double génétique quelque part. Mais, comme dans Highlander, il ne peut en rester qu’un. Au-delà du pourquoi de cette situation, on peut s’interroger sur le problème moral que pose cette société : comment savoir lequel des doubles « mérite » de survivre, lequel apportera le plus à la collectivité… Hélas, West, la jeune fille que nous allons suivre, ne donne pas envie de pousser la réflexion plus loin. Le début du roman est lent et ennuyeux, il faut s’accrocher pour poursuivre. Ensuite, tout s’enchaîne, et l’ennui est remplacé par la perplexité. West n’est pas vraiment un personnage agréable, j’ai eu beaucoup de mal avec elle, et quand un personnage principal censé porter le roman est aussi agaçante ça devient très compliqué. L’intrigue est quant à elle survolée. Jamais le lecteur n’aura de vraies réponses à ses interrogations, il lui faudra faire l’impasse sur la complexité de la société présentée. Parce qu’en fait, quand on parle de dystopie, il est intéressant de connaître le fonctionnement, le pourquoi du comment de l’univers proposé par l’auteur et, là, je suis ressortie de ma lecture frustrée. Après, il faut reconnaître que le livre se lit bien, malgré une certaine propension de l’auteur à se laisser aller à la violence gratuite, mais très honnêtement, Dualed est loin d’être une lecture indispensable…


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