jeudi 1 mai 2014

Vampire Academy - Le film



Résumé :

Rose et Lissa ont toujours été inséparables. Elles pourraient être comme toutes les jeunes filles de leur âge, mais Lissa est une princesse vampire Moroï que Rose est chargée de protéger. Pour avoir fuguéde l’académie, les deux amies sont punies et Rose est désormais surveillée par le très strict Dimitri. Sa condition devient encore plus compliquée à gérer lorsque son attirance pour son mentor grandit… Alors que Lissa hésite à assumer ses fonctions royales, ses ennemis préparent dans l’ombre un plan pour la détruire et éteindre sa lignée…


Avis :

J’ai hésité avant d’écrire cet avis ; fallait-il tirer sur l’ambulance ? Et puis, finalement, il faut que ça sorte, ce film est un énorme gâchis, une daube intergalactique par rapport au livre dont il est adapté. Les affiches et trailers très girly annonçaient la catastrophe, elle est bel et bien avérée.

Commençons par le point positif, l’intrigue est globalement respectée. Maintenant place à la valse de ce qui ne m’a pas plu (je précise ici que je suis une grosse fan des romans de Richelle Mead, je ne suis donc pas allergique à ce genre d’histoires).

Pour commencer, le casting. Si Zoey Deutch campe une Rose Hathaway plutôt crédible, bien qu’un peu trop puérile dans certaines de ses réactions (Rose est rebelle, pas puérile !), le choix de Lucy Fry dans le rôle de Lissa Dragomir est une vraie catastrophe. Exit l’allure racée et éthérée de Lissa, place à une vraie fausse blonde à la bouche ventouse et à l’interprétation peu subtile. Mais, la palme d’or de l’erreur de casting revient à Danila Koslovsky qui parvient à ternir le personnage de Dimitri Belikov. Clap clap clap, il réussit le tour de force de rendre son personnage sans odeur ni saveur, inutile et pathétique. Considéré comme un Dieu par les autres gardiens, quand on regarde le film on se demande bien pourquoi… Je passe sur les interprétations des personnages de Kirova ou Tatiana, je n’ai pas compris le choix, faire passer la première pour une méchante directrice un peu débile sur els bords et la seconde pour une gentille gourde au pouvoir, ce n’est absolument pas le ressenti que j’avais eu lors de la lecture. Je passe sous silence Christian Ozera sinon ma tension va remonter, on est très loin de jeune homme charismatique du livre.

Ensuite, l’histoire en elle-même. Si le livre avait un certain degré de gravité, le film est un teen movie bas de gamme, cul-cul la praline, dénaturant l’œuvre dont il est issu. Si je disais plus haut que l’intrigue est globalement respectée, je parlais des évènements, et non de l’esprit. Au final, on frise le ridicule. Le spectateur est d’abord gavé d’informations sur le mode de fonctionnement de cette société vampirique, laissant imaginer une certaine complexité à venir, pour finalement se retrouver avec les turpitudes d’une bande d’adolescents à dents longues (ou pas) d’un ennui profond. J’ai eu envie qu’on m’achève, que la torture cesse : plus on avançait dans le film, plus je me demandais ce que je faisais encore devant l’écran, victime consentante du visionnage d’un naufrage.


Mark Waters avait un très bon matériau de base, il a réussi à le gâcher, avec un résultat qui ne plaira ni aux fans, ni au amoureux du cinéma.

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