vendredi 15 août 2014

Blade Runner, Philip K. Dick

Résumé :

Sur terre, quelques temps après l'holocauste nucléaire : les espèces animales ont quasiment disparues et certains humains, dit "spéciaux", se sont mis à muter, voire à régresser. Rick Deckard est chasseur de prime. Il est chargé de démasquer et d'éliminer des Andys, des androïdes dont le séjour sur terre est illégal. Mais leur perfection est telle qu'il est quasiment impossible de les différencier des humains. Ils pourraient d'ailleurs être bien plus nombreux que prévu. Au point que Deckard finira par se demander s'il n'est pas lui-même une création artificielle dont les souvenirs auraient été implantés.


Avis :

Dans un futur post-apocalyptique très sombre où l’illusion de vie est donnée par des ersatz mécaniques, Rick Deckard est un Blade Runner, un agent chargé de réformer (comprenez éliminer) les androïdes venus sur Terre pour échapper à l’esclavage dans les colonies. Le lecteur va le suivre dans son quotidien et découvrir les questionnements et les rêves qui l’assaillent.


Blade Runner est un roman d’anticipation qui pose de nombreuses questions d’éthique et religieuses dans une ambiance très pessimiste. Ami dépressif passe ton chemin, même avec une pêche d’enfer boostée au Prozac, je suis ressortie de cette lecture le moral en berne. Ce futur lointain et pourtant si proche est loin d’être enthousiasmant. Ayant tout détruit, l’homme a essayé de recréer un semblant de sa vie « d’avant », notamment grâce à la robotique (d’où les fameux moutons électriques). Mais en même temps, il condamne la machine si elle ressemble trop à l’homme. Mais un robot capable d’émotions est-il toujours une machine, doit-on détruire ce que nous souhaitions finalement ? Ce court roman pose un certain nombre de questions sans apporter de réponse, mais fait réfléchir, d’autant que ce futur est loin d’être improbable.

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