mardi 5 août 2014

Entre mes mains le bonheur se faufile, Agnès Martin-lugand

Résumé :

Depuis l’enfance, Iris a une passion pour la couture. Dessiner des modèles, leur donner vie par la magie du fil et de l’aiguille, voilà ce qui la rend heureuse. Mais ses parents n’ont toujours vu dans ses ambitions qu’un caprice : les chiffons, ce n’est pas «convenable». Et Iris, la mort dans l’âme, s’est résignée.
Aujourd’hui, la jeune femme étouffe dans son carcan de province, son mari la délaisse, sa vie semble s’être arrêtée. Mais une révélation va pousser Iris à reprendre en main son destin. Dans le tourbillon de Paris, elle va courir le risque de s’ouvrir au monde et faire la rencontre de Marthe, égérie et mentor, troublante et autoritaire...
Portrait d’une femme en quête de son identité, ce roman nous entraîne dans une aventure diabolique dont, comme son héroïne, le lecteur a du mal à se libérer.


Avis :

Iris aurait aimé faire carrière dans la mode. Douée, la jeune femme a pourtant choisi une autre voie. Employée de banque, mariée à un médecin, elle a abandonné ses rêves de création au profit d’une vie correspondant plus au schéma classique, dans lequel ses parents voulaient la voir. Jusqu’au jour où le vernis éclate et la jeune femme reprend sa vie en main.

J’avais adoré Les gens heureux lisent et boivent du café, et Entre mes mains le bonheur se faufile, bien que très différent, ne m’a pas déçue. Agnès Martin-Lugand nous offre un portrait au vitriol de la petite bourgeoisie de province aux idées étriquées, et un autre guère plus reluisant de la bonne société parisienne. Iris, femme soumise ballotée d’un « tortionnaire » (faute de meilleur terme) à l’autre est une héroïne attachante pour laquelle le lecteur prend rapidement fait et cause. Dotée d’un entourage toxique, la jeune femme va essayer de prendre son envol malgré les nombreux obstacles. Sa relation avec Gabriel est très jolie, tout en douceur, le seul îlot de normalité (si on veut) auquel Iris va pouvoir se raccrocher. L’auteur sait vraiment dépeindre les travers de ses contemporains avec finesse et psychologie et amener ses héroïnes à leur renaissance, et j’ai été complètement captivée, une fois encore, par sa sensibilité.

Un deuxième roman, quand le premier a été un coup de cœur, est un virage un peu difficile à négocier, Entre mes mains le bonheur se faufile l’a brillamment réussi, j’en redemande.

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