vendredi 24 octobre 2014

Anno Dracula, Kim Newman

Résumé :

Londres 1888. Depuis que Dracula a épousé la reine Victoria, la terreur règne sur la capitale. Sous l’influence du sulfureux comte, les citoyens sont de plus en plus nombreux à rejoindre les rangs des vampires, toujours plus puissants, et il ne fait pas bon être simple mortel. Mais la riposte ne se fait pas attendre. Dans les sinistres ruelles de Whitechapel, des prostituées vampires se font assassiner par un mystérieux inconnu aux scalpels d’argent. Lancés dans la traque du tueur, Geneviève Dieudonné, une vampire à la jeunesse éternelle, et Charles Beauregard, espion pour le Diogene’s Club, vont devoir gravir les échelons du pouvoir. Et s’approcher dangereusement du souverain le plus sanguinaire qu’a jamais connu le royaume…


Avis :

Dracula a triomphé de Van Helsing et John Harker, il a même épousé la reine Victoria, devenant ainsi Prince Consort. Le vampirisme est ainsi devenu très répandu, et ce dans toutes les couches de la société. Lorsque des prostituées vampires sont assassinées à Whitechapel, Charles Beauregard, espion du Diogene’s club et Geneviève, vampire très ancienne, vont mener l’enquête.


Avec Anno Dracula, Kim Newman réécrit une tranche très connue de l’Histoire. Si la trame générale reste la même, tous les détails sont changés du fait de la survie de Dracula et du vampirisme devenu commun. Les vrais personnages changent aussi, pilier de l’Histoire ou de l’art, ils ont évolué aux vues du contexte. En ce sens, Anno Dracula est un roman exigeant qui demande une bonne connaissance de l’époque Victorienne sous toutes ses facettes et du vampirisme, sous peine de passer à côté de nombre de références. Une fois le décor planté, c’est une enquête classique qui se joue sous nos yeux, à la fois connue et étrangère. Kim Newman mêle adroitement fiction et réalité et rend son uchronie on ne peut plus réelle. La plume de l’auteur est envoûtante et emporte le lecteur dans son monde fantasque le temps d’un roman, si bien qu’à la fin, le lecteur en veut encore.

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