Ma raison de vivre T1, Rebecca Donovan

Résumé :

Lycéenne parfaite, athlète accomplie aux notes maximales, Emma n'a pourtant qu'une amie, Sara, et ne sort jamais. Personne ne la connaît vraiment. C'est ce mystère qui attire immédiatement Evan, tout juste arrivé de San Francisco. En quelques jours, il va bouleverser le quotidien bien huilé de la jeune fille, et devenir sa raison de vivre. Mais il ignore qu'en tentant coûte que coûte d'entrer dans sa vie, il la menace directement. En effet, Emma vit chez son oncle et sa tante qui la maltraitent quotidiennement, parfois jusqu'au sang. Et si elle fait profil bas, c'est avant tout pour que personne ne remarque ses nombreux bleus...


Avis :

Si j’avais été au bout de la quatrième de couverture, je n’aurais sûrement pas choisi de lire ce roman. La maltraitance est un sujet assez lourd, pas forcément ce dont j’avais envie pour me vider la tête. Mais je n’ai fait que survoler le résumé et tant mieux, parce que Ma raison de vivre est sans conteste le livre qui m’a le plus bouleversée depuis le début de l’année.

Ce roman met donc en scène Emma, seize ans, élevée par son oncle et sa tante depuis quatre ans. Quatre ans de terreur, de coups et d’insultes. Car la tante d’Emma la déteste, elle n’a jamais vu son arrivée dans leur foyer d’un bon œil et le lui fait payer chaque jour. Comme seule échappatoire, Emma a pour objectif d’entrer à l’université et tient un décompte précis du nombre de jours qui l’en sépare. Excellente élève, sportive, impliquée dans la vie du lycée, elle met toutes les chances de son côté pour avoir d’excellents résultats et obtenir une bourse qui lui permettra de partir. Elle n’a qu’une seule amie, partiellement au courant de sa situation, ne sort jamais, mais l’arrivée d’Evan dans son établissement va bouleverser l’ordre des choses.

Ma raison de vivre c’est une romance dramatique, de celles qui vous prennent aux tripes, vous font alternativement passer par la colère, la douleur et l’espoir tout au long de la lecture. On souffre pour Emma, ses choix sont contestables, mais elle n’est encore qu’une adolescente, on espère, on a mal à chaque coup qu’elle reçoit, on a envie d’étrangler Carol, le roman nous remue et on finit par le vivre autant que le lire. Et puis il y a Evan, la lumière dans les ténèbres, qui va apporter à Emma la vie sociale qu’elle n’a pas, qui va lui faire découvrir plein de choses auxquelles elle n’avait pas accès, du base-ball à ce qu’est une mère aimante et attentive. Ces plongées dans la normalité rendent le quotidien d’Emma encore plus difficile à supporter, mais, comme elle, on espère, tout du long. Et puis à la fin… mais quelle fin ! Je me suis mise à pleurer sans pouvoir m’arrêter, sans doute toute la tension accumulée au fil du roman qui s’est libérée d’un coup (j’étais dans le RER, c’est du meilleur effet).

Ma raison de vivre est un roman émotionnellement dur, impossible à lâcher et qui marque bien après la dernière page tournée.

Commentaires

  1. Ok. Il me le faut.
    Ce livre me tente beaucoup, mais le sujet des violences ça me bouleverse aussi. D'un côté, j'ai peur de ce roman avec les émotions qu'il peut me faire vivre, d'un côté je veux ça, ces émotions.

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