vendredi 15 mai 2015

De mères en filles T2- Ariane, Dominique Drouin

Résumé :

Ariane et la fille ainée d'Alice que les lecteurs ont découvert dans le premier tome de la saga De Mères en filles. Aussi indépendante que sa mère, et très complice de son père, Ariane, après avoir quitté son premier amour à Paris, sur le bateau du retour attrape la typhoïde qui l'oblige à rester à New York pour se soigner. Elle y découvre les nouveaux métiers de la radio et...la liberté. Quand elle rentrera au Québec, elle n'aura de cesse de travailler dans ce média qui la fascine et permet aux gens de cet immense pays de se sentir moins isolés et plus solidaires en ces temps de guerre. L'ainée des Calvino va devenir l'une des premières réalisatrices de feuilletons radiophoniques et rencontrer celui qu'elle pense être son grand amour, Marcel Lepage, le séduisant dandy, fou de jazz et incorrigible noctambule. Mais la vie n'a pas décidé d'être tendre avec Ariane...Si les progrès simplifient un peu la vie des femmes dans la première moitié du XXe siècle, il leur faut une belle dose de courage et d'optimisme pour conjuguer vie amoureuse, familiale et professionnelle.


Avis :

Après Alice, l’auteur propose au lecteur de découvrir Ariane, la fille aînée de sa précédente héroïne. Comme sa mère, Ariane est une jeune femme forte et volontaire que la vie n’épargne pas. De Paris à Montréal en passant par les États-Unis de la moitié du XXe siècle où tout est possible, Ariane se bat pour réaliser son rêve autant que pour faire avancer la cause des femmes.

Plus féministe que sa mère et évoluant dans une société où elle peut essayer de trouver sa place, Ariane est un personnage plus attachant que ne l’était Alice. Les remous de sa vie n’en sont que plus difficiles à lire pour le lecteur qui a envie que le personnage accède enfin à un peu de tranquillité. L’auteur aborde, outre le féminisme, des sujets sensibles comme la Seconde Guerre Mondiale et la chasse aux sorcières qui poussera d’ailleurs les filles Calvino à abandonner pour un temps leur patronyme italien. En revanche, la plume de l’auteur est, à mon goût, trop détachée pour une saga si intimiste, j’aurais aimé plus de chaleur dans la narration. Autant pour Alice cela ne m’a pas dérangée, autant là j’ai trouvé qu’il manquait quelque chose. Cela dit, ce n’est qu’un détail qui ne nuit ni l’intrigue ni à l’attachement que le lecteur éprouve vis-à-vis de la jeune femme. Le prochain roman sera centré sur Anaïs et emportera le lecteur dans le tourbillon de la jeune apprentie actrice.



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