jeudi 2 juillet 2015

Journal d'une tueuse, VI Prates

Résumé :

« — ... tu es une tueuse, Débée, c’est tout ce que tu es. — C’est tout ce que je suis... »
Entraînée depuis lâge de douze ans, je suis la tueuse à gages parfaite. Aucune émotion, aucun lien, aucune attache. On me présente une cible et j’exécute, sans me poser de questions. Je pensais avoir un contrôle total sur ma vie, seulement le jour où je suis tombée sur des rapports tenus secrets, jai découvert que lorganisation qui membauchait, ainsi que mon mentor, me cachaient la vérité́.
L’excellence a un prix, finalement. Mais plus je cherche des réponses, plus les questions se multiplient. Et pour ne rien arranger, ma nouvelle cible, Shane Del Moro, est des plus coriaces.
Je suis venue lui apporter la mort, en retour, il va me montrer ce qu’est la vie...



Avis :

Recueillie dès l’enfance par une mystérieuse organisation, Débée a été façonnée très jeune à devenir une tueuse sans émotion, une machine à exécuter les contrats sans le moindre état d’âme. Mais, alors qu’elle croyait aveuglément en son mentor, ses dernières missions laissent échapper quelques bribes d’information qui vont amener la jeune femme à s’interroger sur Maître et ses commanditaires. Mais c’est le contrat sur Shane Del Moro, et surtout la rencontre avec ce dernier, qui va sérieusement ébranler ses certitudes…

VI Prates propose ici, pour son premier roman, un romantic suspens qui répond assez bien aux codes du genre. La première partie est plutôt réussie avec la mise en place du décor qui donne corps au personnage de Débée et aide peu à peu à mieux la comprendre. Alors qu’elle apparaît très froide au départ, le lecteur finit par éprouver de l’empathie pour elle au fur et à mesure des révélations qui lui sont faites. La seconde partie est un peu rapide et facile à mon goût, bien que correspondant tout à fait à la mécanique de ce type de roman. Cependant, Journal d’une tueuse se laisse lire avec plaisir, l’écriture de l’auteur est fluide même si l’on trouve ça et là de petites maladresses, défauts de jeunesse d’un premier roman. La fin est, quant à elle, très surprenante, même si, avec le recul, il y avait des indices, je ne pensais pas que l’auteur prendrait ce parti pris, mais je l’ai trouvée plutôt culottée et j’ai bien aimé cette audace.

Je vous engage à découvrir Bédée à votre tour, l’auteur vous réserve pas mal de surprises ;)


2 commentaires: