lundi 27 juillet 2015

Seul sur Mars, Andy Weir

Résumé :

Mark Watney a été l’un des premiers humains à poser le pied sur Mars. À présent, il est persuadé d’être le premier à y mourir. Lorsqu’une tempête de sable mortelle force ses coéquipiers à évacuer la planète, Mark se retrouve seul et sans ressources. Pourtant Mark n’est pas prêt à baisser les bras. Ingénieux, habile de ses mains et surtout très têtu, il affronte les problèmes en apparence insurmontables un par un. Isolé et aux abois, parviendra-t-il à survivre en faisant mentir les statistiques ?



Avis :

Pas besoin d’en rajouter, le résumé de l’éditeur est parfait. Amis amateurs de SF, ce livre renouvelle le genre et vous ne pourrez qu’être conquis. Amis qui regardez la SF avec autant de méfiance que vous regardiez Mamie Moustache quand vous étiez enfant, ce livre vous réconciliera avec le genre, promis (pour Mamie Moustache, le livre ne pourra rien faire en revanche).


Mais pourquoi ce livre est-il si bien ? La SF c’est toujours un peu pareil / la SF c’est chiant, me direz-vous. Que nenni ! Ce roman situé sur Mars met en scène un astronaute considéré comme mort et abandonné sur Mars. Sauf qu’il est bien vivant, et décidé à le rester. Mark Watney est un Mac Gyver de l’espace, avec un soupçon du génial (mais un peu fêlé) Walter Bishop, et l’humour (noir) de Dr House. La force de caractère et l’inventivité du personnage portent le roman, tant et si bien que même lire la manière dont il ramasse de la terre devient captivant. Le roman est bourré de références scientifiques, mais l’auteur a eu le bon goût de vulgariser tout ça, le lecteur comprenant ainsi tout, sans risque d’être largué en route. L’auteur maintient une tension permanente tout au long du roman : Mark Watney va-t-il s’en tirer au final ? Les rebondissements sont légions, rien n’est simple sur Mars, et pourtant, grâce à l’humour et à l’optimisme du personnage principal, le lecteur continue à espérer en même temps que Mark. Alors qu’on peut s’attendre, dans un tel contexte, à de longs passages sur les réflexions intimes et les doutes du personnage, Andy Weir nous fait la grâce de nous épargner ça en dépeignant un héros qui va toujours de l’avant, sans prendre le temps de nous livrer des réflexions personnelles et sa vision philosophique de la situation. La plume de l’auteur est nerveuse et très visuelle, ce n’est pas par hasard que le roman se verra adapté sur grand écran, et moi j’ai hâte de voir ce que ça va donner, car je me suis vraiment régalée avec le livre…


6 commentaires:

  1. Je veux le lire, mon amie m'en a beaucoup parlé et elle a adoré. Elle me l'a offert donc je vais le commencer bientôt! Je vois que pour toi aussi ça été une bonne lecture.

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  2. J'ai bien aimé, mais ça m'a un peu saoulée au bout d'un moment ses trucs de Mac Gyver :p

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    1. Ah oui ? J'étais tellement stressée pour lui que je n'ai pas vu les pages défiler.

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  3. Et bien nous avons exactement le même ressenti sur ce roman, et comme toi, je remercie l'auteur de ne pas nous avoir imposé des remises en question personnelles, des réflexions philosophiques et autres ! Un vrai héros bien réussi, et j'ai du mal à comprendre pourquoi cet auteur n'a pas trouvé d'éditeur et ait du s'auto-publier....
    Des bisous
    Cajou

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    1. Peut-être une certaine frilosité à publier de la SF, et encore davantage de la SF qui ne rentre pas dans le moule...
      Bisous

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