mercredi 23 septembre 2015

Le crowdfunding, ou comment je vais financer mes futures vacances à Tahiti, on sait jamais, il y aura peut-être des pigeons pour me donner des sous...



« Bonjour, (ça commence bien, c’est un plus, parfois un simple bonjour est zappé)
J’ai vu que tu aimes lire (petit futé va !), alors je te propose de participer à la publication de mon livre (*facepalm*) qui est très original (*double facepalm*)… Blablablabla…
Je compte sur toi ! » (oh non, ne te fais pas trop d’illusions hein)

Je ne sais pas vous, mais moi j’ai le privilège d’être souvent invitée à participer au financement du bouquin d’un sombre inconnu qui est sûr que je vais adorer son bébé qui est trop génial et original, un futur Nobel de littérature. Dans ces moments, je déteste cordialement la personne qui a inventé le crowdfunding, ou financement participatif.


Louable intention au départ, le financement participatif devient la foire à tout et surtout n’importe quoi pour certains qui ont vu là un moyen de réaliser leur rêve sans mettre trop de leur propre poche. Alors, je vais tout de suite faire une précision, je ne suis pas contre, j’ai déjà participé, je trouve que c’est une belle façon de faire aboutir des projets de qualité, mais dont le public restreint peut empêcher le financement plus traditionnel. Ce que j’exècre, se sont tous les petits malins, parfois de bonne foi hein, qui pensent que le crowdfunding c’est le moyen de réaliser leur petit rêve, qui, à part papa, maman, les copains et tata Berthe, n’intéresse personne, soyons honnêtes. Alors, à tous ceux-là, arrêtez de me démarcher, vous perdez votre temps et me faites perdre le mien. Et, non, je ne réponds pas à vos mails ou MP, parce que je ne sais pas quoi vous dire à part, bossez votre texte, trouvez un éditeur, ou bien faites-vous plaisir et passez par lulu.com mais arrêtez de penser que le crowdfunding est là pour servir votre petit rêve perso. En tout cas, ne comptez pas sur moi, je ne suis pas une riche philanthrope, je n’ai pas d’âme de mécène. Et puis, si je pensais que le financement participatif est là pour financer mes envies, ça fait longtemps que j’en aurais lancé un pour mes vacances à Tahiti…

10 commentaires:

  1. Ah je vois qu'on a eu le même genre de mails ...

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  2. bien dit :D
    Même si je débarque sur la blogosphère et que donc, je ne savais pas que ca existait >.<
    Au moins maintenant je saurai :D

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    1. Oui oui ça existe... Dans un autre style "j'adooooooooooooooooore tes chroniques, ton style, tes cheveux et tes nouvelles chaussures, t'es tellement géniale que je rêve que tu chroniques mon livre. Il est en vente sur Amazon, je compte sur toi." -_-

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  3. Ben écoute, tente le coup. Je serais vachement plus disposée à financer ton voyage à Tahiti (contre une bouteille de sable, il ne faut pas oublier la contrepartie quand même et là, ça va te coûter une blinde au retour pour excess bagage) qu'un auteur sorti de nulle part qui essaye de me vendre un livre dont personne ne veut (curieusement).

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    1. Vraiment, je peux me lancer ? Contre une bouteille de sable et un coquillage, je suis une dingue moi !

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    2. Je récupère l'idée pour mon voyage en Islande. Du sable noir ça vous tente ?

      Pour en revenir au sujet de base, que dire des éditeurs qui utilisent le crowdfunding pour financer... une couverture ?
      Un beau livre, relié, illustré et tout ce qui s'ensuit, je veux bien, mais une couverture... Change de métier.

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    3. Ah ben oui là c'est le pompon sur la Garonne -_-

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  4. Ah tiens, on me l'a jamais faite celle-là, je savais même pas que ça se faisait pour des livres !
    Par contre je l'ai eu un nombre incalculable de fois, le coup du "j'ai lu tes critiques hautement exceptionnelles, je vois que tu aimes tel genre, le hasard comme par hasard je viens de sortir un roman autopublié que tu vas surkiffer, tu peux le télécharger en format pdf pour la modique somme de 23€".
    Moi non plus, je ne prends plus la peine de répondre...

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