jeudi 3 septembre 2015

Manhattan carnage, Orcus Morrigan

Résumé :

Où étiez-vous le matin du 11 septembre 2001, quand le premier Boeing a embrassé la Tour Nord du World Trade Center ? Moi, je me souviens très bien. J’étais dans la Tour. Même que j’y suis mort. Jusqu’à ce qu’on me ressuscite, quelques jours plus tard, pour une drôle de mission punitive. J’en connais certains en haut lieu qui ont du mouron à se faire... Ne croyez pas tout ce qu’on vous raconte : les zombies existent, nous sommes parmi vous, nous avons soif de vengeance. Et vu le nombre de salopards sur Terre, on a du pain sur la planche. It's slaughter time !



Avis :

Chaudement recommandé, je me suis penchée sur Manhattan carnage. Bon, déjà l’éditeur veut faire passer l’auteur pour un américain dont le manuscrit aurait été refusé partout car trop subversif (ha ha ha, quand on voit ce qui est publié outre-Atlantique, j’ai envie de rire), alors que l’auteur est Maxime Gillio, un garçon tout ce qu’il y a de plus français. Ça sent le coup marketing foireux, mais admettons. Dès les premières pages, je sais que ce livre ne sera pas mon truc. Si la subversion se mesure au nombre de vulgarités, effectivement, il y a matière dans ce roman. Si le lecteur attend autre chose que le combo « chier, connards, enfoirés, merde », il risque d’être déçu.

L’histoire met en scène Orcus Morrigan, un gars sympa qui saute une hôtesse dans les toilettes d’une tour du World Trade Center, un gentleman quoi. Et poum, on est le 11 septembre, la tour s’effondre, fin de l’histoire. Ben non, Orcus va devenir un zombie au service de Satan dans la lutte de ce dernier contre le Bien. Mouais, admettons. L’état de mort-vivant n’a pas rendu Orcus plus sympathique, loin de là. Il va devoir remplir une mission, tuer Georges W. Bush et rafler son âme pour l’Enfer. Pour cela, il sera en concurrence avec le zombie de Jeffrey Dahmer, tueur en série cannibale et nécrophile de son état, un type très sympa aussi. Bref, vulgarités, baston, ennui profond, vulgarités, scène de nécrophilie (sans doute le côté subversif de l’œuvre), ennui, réflexions qui sentent bon la misogynie, bâillements, baston, ennui, ouf, enfin la fin \o/

Si subversion il y a, c’est dans la vulgarité du roman. Sinon, l’intrigue est d’un ennui profond, les 222 pages m’ont semblées longues, mais longues…





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