mercredi 28 octobre 2015

Nous allons tous très bien, merci, Daryl Gregory

Résumé :

Il y a d'abord Harrison, qui, adolescent, a échappé à une telle horreur qu'on en a fait un héros de romans. Et puis Stan, sauvé des griffes d'une abomination familiale l'ayant pour partie dévoré vif. Barbara, bien sûr, qui a croisé le chemin du plus infâme des tueurs en série et semble convaincue que ce dernier a gravé sur ses os les motifs d'un secret indicible. La jeune et belle Greta, aussi, qui a fui les mystères d'une révélation eschatologique et pense conserver sur son corps scarifié la clé desdits mystères. Et puis il y a Martin, Martin qui jamais n'enlève ses énormes lunettes noires... Tous participent à un groupe de parole animé par le Dr Jan Sayer. Tous feront face à l'abomination, affronteront le monstre qui sommeille en eux... et découvriront que le monstre en question n'est pas toujours celui qu'on croit...



Avis :

Le groupe de parole du Dr Sayer est bien particulier : ses membres sont des victimes de tueurs psychopathes qui ont échappé à leur bourreau. Entre Stan, mutilé par une famille cannibale, Barbara qui porte les stigmates de son calvaire sur ses os, Martin qui ne quitte jamais sa visière noire ou la mystérieuse Greta, sans oublier Harrison, l’adolescent ayant croisé l’horreur et devenu un héros, le lecteur se demande ce qui peut bien les réunir et intéresser un psy au niveau thérapeutique.


Tour à tour roman psychologique, thriller, roman d’horreur, Nous allons tous très bien, merci explore les traumatismes de ses personnages et dissèque leur manière de surmonter leur douleur physique et psychologique. Peu à peu, le lecteur perçoit les liens qui relient les différents protagonistes et se laisse emporter dans leur quête de vérité. Les pages se succèdent sans temps mort, l’entraînant dans les méandres et les ténèbres de l’intrigue. Daryl Gregory réussit à introduire une dose d’humour et de cynisme au milieu de l’horreur, allégeant parfois le propos, avant de réserver plusieurs surprises en cours de route. Le roman s’achève sur une note douce-amère et colle encore au lecteur après la fin…


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