jeudi 7 janvier 2016

Extinction, Matthew Mather

Résumé :

Alors qu'une gigantesque tempête de neige s'abat sur Manhattan, Internet s'effondre, entraînant dans sa chute les infrastructures municipales : l'électricité, l'eau courante... Le black-out est total, les vivres viennent à manquer. Dehors, c'est la loi de la jungle, entre pillages et épidémies. On accuse les Chinois, les cyberpirates. La faim, le froid, la soif guettent à chaque corner – mais l'ennemi le plus redoutable partage sans doute votre palier... Dans la résidence de Chelsea où, hier encore, les voisins se pressaient joyeusement autour d'un barbecue, confiance et solidarité s'érodent peu à peu. Mike Mitchell, jeune père et ingénieur aisé, sait que la menace peut surgir de partout. Aucune barricade ne peut garantir contre la trahison, l'égoïsme, la paranoïa... Sa vie, celle de sa femme et de son fils ne dépendent que de son jugement. À mesure que la communauté se disloque, l'extinction opère son effroyable sélection naturelle...



Avis :

Que se passe-t-il quand un groupe de voisins se retrouve coincé dans son immeuble, coupés du monde, sans électricité ni vivres ? C’est la question que pose Extinction, roman survivaliste post-apocalyptique. Tout commence par un virus informatique qui paralyse d’abord les systèmes de livraison, puis c’est rapidement le black out. Mike, père de famille qui n’a rien du super-héros, va tenter d’organiser la survie des siens dans Manhattan, alors que le froid s’abat sur la ville de New-York et que les citadins sont loin d’être équipés pour se débrouiller dans de telles conditions. Rapidement, la paranoïa règne en maître, à qui peut-on faire confiance ? Aux conditions déjà difficiles d’ajoutent les plus bas comportements humains, qui remontent la surface comme un cheval au galop ?


Matthew Mather dresse ici un scénario catastrophe des plus réalistes, sur fond de cyber attaque qui déstabilise tout le système. Ce huis clos joue à fond la carte de l’angoisse, avec des personnages à la psychologie fouillée. L’auteur dresse un portrait au vitriol de notre société hyper connectée qui perd pied dès que les écrans s’éteignent et que l’électricité est coupée. Exit la solidarité et les belles valeurs, c’est chacun pour soi, et le résultat n’est pas joli à voir. La plume de Matthew Mather est efficace et addictive impossible de lâcher le roman. Fait appréciable, il s’agit d’un one shot, le lecteur aura le fin mot de l’histoire au bout des 500 pages, pour une fois il n’y aura pas de tentative pour rallonger la sauce. Ce thriller psychologique est une réussite de la première à la dernière ligne, je le recommande vivement aux amateurs du genre.


2 commentaires: