lundi 15 février 2016

La vie rêvée d'Ève T1 - La fuite, Anna Carey

Résumé :

USA 2032. Seize ans après qu'un virus mortel a décimé la Terre, hommes et femmes vivent séparés. Ève, 18 ans, n'a jamais quitté l'enceinte de son école. Elle pense qu'un avenir radieux l'attend, jusqu'à ce qu'elle découvre la terrible vérité : les jeunes diplômées sont enfermées dans une clinique où elles enchaînent les maternités pour repeupler le monde dévasté. Horrifiée, Ève s'enfuit. Commence alors un voyage solitaire et périlleux à travers la Zone, où elle doit éviter les chiens sauvages et les hommes qui la terrifient. Jusqu'au jour où elle rencontre Caleb, un jeune rebelle qui gagne peu à peu sa confiance... puis son cœur. Mais dans ce monde ravagé, l'amour est un luxe qu'Ève ne peut se permettre. Sauf à le payer très cher.


Avis :

Dans un futur proche, Ève étudie dans une école pour filles où on lui inculque, en plus des enseignements classiques, la peur des hommes. Pourtant, quand elle quittera son pensionnat pour apprendre un métier, elle devra fonder un foyer, avoir des enfants… Alors qu’elle vit dans l’idéalisation de l’avenir qui l’attend, Ève va découvrir la réalité : pas d’études, pas de mariage, elle sera attachée à un lit et enchaînera les grossesses, réduite à un rôle de reproductrice. Elle doit donc fuir et apprendre à se débrouiller seule si elle veut échapper à son destin tout tracé…


Brrr, le futur dépeint dans ce roman fait froid dans le dos, notamment la description de ces dortoirs où des jeunes filles aux gros ventres n’ont droit à rien d’autre que leur perfusion de nutriments et vitamines essentiels. Le contexte est très bien décrit, et Ève fait figure d’héroïne en partant seule à l’aventure. C’est d’ailleurs un personnage très attachant, naïve, complètement décalée par rapport à ce qu’elle découvre et on ne peut que la comprendre. En revanche, la romance avec Caleb est un peu rapide, pour quelqu’un qui a été élevée avec l’idée que les hommes sont dangereux, elle lui accorde bien vite sa confiance, mais passons. Le roman est rythmé, on tremble, on espère, on retient son souffle, c’est donc un très bon moment de lecture. Jusqu’à ce qu’Ève passe de gentille naïve à purge stupide et que son égoïsme vienne tout gâcher. L’empathie et la patience ont leurs limites, les miennes ont été dépassées, j’ai terminé le roman avec un goût amer en bouche, et je ne sais pas si je lirai la suite tant j’ai été déçue.






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