vendredi 4 mars 2016

Plus de morts que de vivants, Guillaume Guéraud

Résumé :

Dernier vendredi avant les vacances de février, dans un collège de Marseille. Alors que rien ne l'annonçait, la communauté des élèves et des enseignants est victime d'un virus foudroyant.
Au fur et à mesure de la journée, les morts se multiplient, le collège est mis en quarantaine, l'isolant du reste de la ville. Guillaume Guéraud nous offre, comme il sait si bien le faire, un livre-catastrophe hallucinant, à l'esthétique gore, comme les ados aiment.


Avis :

Génial, ce livre est juste génial. Guillaume Guéraud propose un roman bien gore sur fond d’épidémie dans un collège. Le roman commence dans le froid d’une belle journée de février, un vendredi qui marque la fin des cours. L’ambiance est légère, les élèves ont déjà la tête en vacances, et cette journée va tourner au cauchemar. Une élève qui perd une mèche de cheveux, un autre qui saigne du nez, rien de bien méchant, rien qui se remarque, mais quelques heures plus tard, le sang et la mort vont devenir les maîtres de l’établissement scolaire.

De l’hémoglobine et du trash, l’horreur jusqu’à l’écœurement, et pourtant l’auteur ne fait que décrire, avec beaucoup de réalisme, l’avancée implacable d’un virus qui fait des ravages parmi les élèves et les enseignants. Guillaume Guéraud n’épargne pas ses personnages ni ses lecteurs, âmes sensibles s’abstenir, et se permet de mettre en lumière les manquements de l’administration dans laquelle, au lieu de prendre vraiment la mesure du drame, chacun à son niveau s’emploie surtout à se couvrir vis-à-vis de sa hiérarchie.
Le ton est très jute, l’auteur évite les clichés, le lecteur s’attache aux personnages, pense que tout va s’arranger, mais ce roman est un peu comme une pub SFR et son fameux « et c’est pas fini ». Ce récit n’est pas à mettre en toutes les mains, mais si vous n’avez pas peur des craquements d’os et des intestins qui fuient, n’hésitez pas !


« Plus de morts que de vivants dans la cour. Et presque tous les vivants connaissaient presque tous les morts. Certains connaissaient même désormais plus de morts que de vivants. »



4 commentaires:

  1. Je ne suis pas fana des intestins fuyants et des os qui craquent mais j'adore ta chronique! Je note ce livre que je ne connaissais pas du tout.

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    1. Ha ha si tu le lis, dis moi ce que tu en as pensé ;)

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  2. Il faudra que je lise cet auteur un jour !

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    1. Et moi j'ai bien envie de découvrir ses autres livres :)

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