mercredi 16 mars 2016

The Generations T1 - Alive, Scott Sigler

Résumé :

Em se réveille dans les ténèbres, seule, entravée dans un espace confiné qui ressemble à un sarcophage. Elle sait que c’est le jour de son anniversaire mais… c’est tout. Elle ne se rappelle ni son nom, ni ce qu’elle a fait la veille, ni le visage de ses parents. Elle n’y comprend absolument rien. Lorsqu’elle parvient, à force de volonté, à se libérer de ce piège, elle découvre, autour d’elle, onze autres cercueils, dont certains occupants sont encore en vie. Une initiale et un nom de famille sont gravés sur chaque sarcophage. La jeune fille prend la tête du petit groupe d’adolescents – qui pensent tous avoir douze ans, mais qui en paraissent plutôt dix-sept – et découvre un labyrinthe de couloirs poussiéreux, constellés par endroits d’ossements. Se trouvent-ils sous terre ? Y-a-t’il d’autres survivants ? Comment trouver eau et nourriture ? Et surtout : qui sont-ils, quels sont ces étranges symboles qui marquent leur front, comment se sont-ils donc retrouvés là ?


Avis :

Em se réveille, le jour de son douzième anniversaire, dans un… cercueil. Elle va devoir le briser pour en sortir et découvrira une pièce emplie de cercueils pareils au sien. Sans aucun souvenir de pourquoi elle est ici, engoncée dans des vêtements trop petits et sans aucun repaire, Em va tenter de découvrir où et pourquoi elle et ses camarades ont été enfermés.


Encore une pépite de chez Lumen. Scott Sigler propose ici une dystopie originale qui laisse le lecteur dans le doute et l’ignorance en même temps que les personnages. Pourquoi ces jeunes sont enfermés ? Pourquoi pensent-ils avoir douze ans alors que leur apparence leur donne cinq ans de plus ? Pourquoi certains sont morts ? Pourquoi ont-ils un signe gravé sur le front ? La liste des interrogations est bien plus longue et Scott Sigler n’est pas pressé d’y répondre. Au contraire, il épaissit d’abord le mystère, perd le lecteur, le lance sur des fausses pistes et le comble de rebondissements. Le rythme est soutenu, on ne s’ennuie pas un instant, loin de là. La narration est fluide et dynamique, les pages s’enchaînent sans que le lecteur s’en rende compte (quoi, il est déjà deux heures du mat’ ?!). Les personnages sont quant à eux intéressants, l’auteur a le bon goût de ne pas trop donner dans les clichés du genre (sauf pour l’héroïne grande gueule) et évite de faire sombrer l’histoire dans une romance guimauve comme on a pu le voir trop souvent. On retrouve des thèmes chers aux romans du genre comme l’écologie ou l’irresponsabilité des adultes et leur goût prononcé pour le conflit, sans que tout cela soit moralisateur ; à chacun d’en tirer les conclusions qu’il veut. L’ensemble est vraiment très réussi, je vous recommande vivement Alive si vous aimez les dystopies qui changent de ce que l’on a pu lire par paquet de douze.





2 commentaires:

  1. Hum tu m'as donné envie de le lire. L'as-tu lu en numérique ?

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    1. Non en format papier. Je ne sais même pas s'il font du numérique chez Lumen.

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