vendredi 29 avril 2016

Il sera une fois, Southeast Jones

Résumé :

« Il sera une fois » vous invite à rêver demain : de l’humain au surhumain, de notre insignifiante petite planète aux confins de l’univers et au-delà, Southeast Jones vous convie à découvrir ses visions d’avenir au travers de quinze contes étranges, drôles ou inquiétants.
Ces histoires hors du commun vous fourniront nombre de réflexions sur les futurs possibles imaginés par l’auteur : quelle serait votre réaction si vous appreniez qu’il y a bien une vie après la mort ? Qui est ce Père Noël un peu bizarre que l’on voit le 24 décembre sur Carabistouille IV ? Quelles pourraient être les conséquences de la victoire des mutants contre le genre humain ? Quelles traces garde-t-on quand on a été avalé par un ogre ? Que faire si, pour sauver la Terre, il fallait détruire l’Humanité ?


Avis :

J’avais déjà croisé Southeast Jones dans le recueil Fin(s)du monde, dans lequel figuraient déjà certaines nouvelles reprises ici. L’écriture de l’auteur ne m’était donc pas inconnue, je savais que j’allais trouver dans Il sera une fois (le titre est finement trouvé d’ailleurs) de la science-fiction un peu old school, du style de celle qui a bercé mon adolescence et mes premiers pas dans le genre.

Cette anthologie compte donc quinze textes, tous ayant pour thématique l’humanité dans le futur. Vivrons-nous sur d’autres planètes, allons-nous seulement survivre ou juste évoluer en quelque chose de différent, ou bien rien n’aura changé ? Southeast Jones propose plusieurs interprétations du futur et de notre avenir. J’ai beaucoup aimé Barbares !, retrouvé Contrat avec le même plaisir que la première fois, et me suis régalée avec Notre dame des opossums (nan mais sérieux, des opossums ?!)

L’ensemble est cohérent, avec beaucoup d’humour, affranchi de toute limite, et c’est justement ce qui fait tout l’intérêt de ces nouvelles. Tout est possible, tout est envisageable, rien ne s’oppose aux idées de l’auteur qui fait fi des limites de la science pour aller où son imagination le porte. On est loin de la SF clinique où le scientifiquement possible prédomine, ici on s’amuse, on délire, mais toujours avec un message inhérent à chaque nouvelle sur notre devenir. Ce n’est pas parce que le style est frais qu’il n’y a pas de réflexion sous-jacente, loin de là. L’ensemble se lit très rapidement, le voyage est dépaysant et distrayant, merci pour ce moment (j’ai toujours rêvé de caser ça dans une chronique, c’est fait ^^).


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