mercredi 27 avril 2016

Une pluie sans fin, Michael Farris Smith

Résumé :

Après des années de catastrophes écologiques, le sud des États-Unis, de la Louisiane à la Floride, est devenu un véritable no man's land. Plutôt que de reconstruire sans cesse, le gouvernement a tracé une frontière et ordonné l'évacuation de la zone. Au sud de la Ligne se trouve désormais une zone de non-droit ravagée par les tempêtes et les intempéries incessantes – sans électricité, sans ressources et sans lois. Cohen fait partie des rares hommes qui ont choisi de rester. Incapable de surmonter la mort de sa femme et de l'enfant qu'elle portait, il tente tant bien que mal de redonner un sens à sa vie, errant sous une pluie sans fin. Des circonstances imprévues vont le mettre en présence d'une colonie de survivants, menée par Aggie, un prêcheur fanatique hanté par des visions mystiques. Celui-ci retenant contre leur gré des femmes et des enfants, Cohen va les libérer et tenter de leur faire franchir la Ligne. Commence alors un dangereux périple à travers un paysage désolé, avec pour fin l'espoir d'une humanité peut-être retrouvée.


Avis :

Il pleut, il pleut Bergère… ♪

Vous l’aurez compris rien qu’avec le titre, ce roman est assez humide, le climat est devenu fou, les États-Unis sont ravagés par les tornades, noyés sous la pluie, le gouvernement a démissionné, la loi du plus fort a repris ses droits et il ne fait plus bon vivre dans ce pays où la survie s’avère des plus difficiles. La plupart des gens ont fui, il ne reste que ceux qui s’accommodent de ce mode de vie ou n’ont plus rien à perdre. Dans ce contexte, Cohen semble errer sans réel but, hanté par la mort de ceux qu’il aimait. Son chemin va l’amener à croiser la route de survivants qui vont redonner un but à son existence.

Je suis très perplexe après ma lecture, trop de pessimisme, trop de pluie, trop de longueurs. Le propos est loin d’être gai, mais la narration est tout aussi pesante. Une pluie sans fin est un roman avec un fond intéressant sur la violence de l’homme et le gâchis que nous avons fait de notre planète. Sans être moralisateur, le roman met en lumière nos travers et le récit sonne comme un avant-goût de ce qui nous attend. Rien de bien nouveau sous le soleil, mais le livre est long, trop long, trop plat, il manque d’action, de rebondissements et j’ai fini par décrocher. Le roman plaira sans doute à certains, mais pour moi il manquait vraiment de substance pour compenser les torrents de pluie qui se sont abattus pendant ma lecture.


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