jeudi 21 juillet 2016

Le fossoyeur, Adam Sternbergh

Résumé :

Il se fait appeler Spademan, le Fossoyeur, presque un nom de superhéros. Vous ne saurez jamais son vrai nom. Il a été éboueur. Un jour, il a trouvé un bébé dans un sac-poubelle. Quelques années plus tard, sa femme est morte dans la série d'attentats radioactifs qui a vidé New York de ses habitants. C'était il y a longtemps : une autre vie.
Maintenant, Spademan est tueur à gages. Il est resté dans les ordures, mais son salaire a considérablement augmenté. Il n'est pas sexiste : homme, femme, il s'en fout. Vos raisons, il s'en fout. D'ailleurs, le fric aussi il s'en fout.
Et quand on lui demande de tuer la fille du richissime prédicateur T.K. Harrow, une gamine qui vient tout juste d'avoir dix-huit ans, il n'y voit aucun problème. Mais dans la toile de Harrow, pour la première fois de sa sinistre carrière, Spademan n'est pas la plus grosse araignée.


Avis :

Spademan est un tueur à gages. Pour l’argent, qu’il n’utilise pas au final, il tue qui vous voulez, quelques soient vos motivations. À partir du moment où la cible est majeure, Spademan ne pose pas de questions et s’acquitte de sa tâche. Jusqu’à un certain contrat.

Le début est très sympa, avec un personnage très noir et un futur qui l’est tout autant. Le style est particulier, mais colle bien au récit, l’exercice est intéressant, abrupt et nerveux, il renforce l’ambiance glauque dans laquelle évolue notre antihéros. Jusque-là tout va bien, j’ai beaucoup aimé. Mais hélas, j’ai rapidement senti le vent tourner. Le méchant vilain qui n’a plus de cœur et finalement craque pour son dernier contrat, j’ai l’impression qu’on m’a déjà joué ce scénario mille fois. Et, malheureusement, la fin du roman m’a laissé un goût amère en bouche, de par son côté facile et surtout brouillon. Si la première partie était claire et nette, on a l’impression que l’auteur s’est pris les pieds dans le tapis et nous sert un ensemble peu cohérent dans la seconde. J’ai presque eu l’impression de l’entendre susurrer à mon oreille de me débrouiller avec tout ça et j’ai un peu perdu le fil, ce qui n’a pas arrangé mon sentiment vis-à-vis du livre.


Au final, Le fossoyeur est un soufflé prometteur qui est retombé trop vite, ce qui est bien dommage.


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