mercredi 21 septembre 2016

Daddy Love, Joyce Carol Oates

Résumé :

Avec Daddy Love, Oates emmène son lecteur aux frontières de l'horreur. Une horreur qui commence dans le centre commercial où Robbie, cinq ans, l'enfant chéri des Whitcomb, est enlevé sous les yeux de sa mère. Le ravisseur, un technicien du kidnapping, collectionne les petits garçons dont il se débarrasse dès qu'ils atteignent onze ou douze ans. Devenu " Gideon ", Robbie va ainsi passer sept ans à " obéir " à Daddy Love afin de survivre aux traitements abominables que celui-ci lui fait subir. Mais qui est Daddy Love ? Un homme charmant du nom de Chet Cash. Pasteur itinérant de l'Eglise de l'espoir impérissable, dont les prêches subjuguent l'assistance, c'est aussi un citoyen actif et estimé du village de Kittatinny Falls, un artiste admiré faisant commerce d'objets en macramé (fabriqués par Gideon), un homme que les femmes trouvent irrésistible. Tandis qu'il continue allègrement " d'éduquer " ses proies. Et puis, soudain, le ciel ayant enfin, semble-t-il, décidé de se pencher sur cette affaire.


Avis :

Après avoir digéré Zombi, j’avais envie de relire du Joyce Carol Oates. Avec Daddy Love, le glauque est une nouvelle fois à l’honneur. Robbie, âgé de cinq ans, est enlevé par Daddy Love sur le parking d’un centre commercial. Le ravisseur n’en est pas à son coup d’essai, il a l’habitude de kidnapper des petits garçons et de les élever jusqu’à ce qu’il perde son intérêt pour eux au moment de la puberté. Robbie devient ainsi Gideon, dressé à vivre avec son nouveau « père »…

Joyce Carol Oates explore une nouvelle fois la noirceur de l’âme humaine dans ce qu’elle a de plus horrible, puisqu’on touche ici aux enfants. L’auteur ne nous épargne rien des tortures physiques et mentales imposées au petit garçon, faisant de Daddy Love une lecture assez éprouvante. La psychologie des personnages est fouillée, l’ensemble crédible et c’est ce qui fait froid dans le dos. La fin est cependant un peu vite expédiée, j’aurais aimé que l’auteur prenne davantage de temps ici, parce que je ne suis pas sûre d’avoir bien compris en fait, mais ce n’est que mon avis.

Une nouvelle fois, Joyce Carol Oates signe un roman atypique et terrifiant de réalisme qui me donne envie de me pencher davantage sur sa bibliographie. Je me demande ce que ça dit de moi d’ailleurs…


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