vendredi 28 octobre 2016

Good night Idaho, Keith Lee Morris

Résumé :

Les Addison – Julia et Tonio, leur fils de dix ans Dewey et l’oncle Robbie – traversent les États-Unis en voiture pour ramener Robbie d’une de ses nombreuses cures de désintoxication. Quand un violent blizzard les surprend à l’entrée de la ville de Good Night, dans l’Idaho, ils s’abritent au Refuge des voyageurs. Dans cet hôtel, en son temps glorieux mais croulant aujourd’hui, les lois de la physique semblent ne pas s’appliquer.
Une fois à l’intérieur, la famille se sépare : les parents se perdent dans cette bâtisse labyrinthique, alors que Dewey s’aventure à l’extérieur jusqu’à un diner secret aux clients énigmatiques. De son côté, Robbie est la proie de ses anciens vices. À mesure que les heures passent, ils sont happés dans un monde parallèle sens dessus dessous où les rêves et les souvenirs se mélangent, et où les Addison se cherchent sans jamais se retrouver, comme si une force mystérieuse les en empêchait. Julia pourra-t-elle sauver sa famille en les empêchant de devenir des Souvenirs – ces habitants prisonniers des limbes de Good Night depuis toujours...?


Avis :

« Un mélange d’Alice au pays des merveilles et de Shining ! » C’est avec cette accroche que j’ai eu envie de lire ce roman. Et, au départ, j’avoue avoir été séduite. Une ambiance mystérieuse, une famille perdue en pleine tempête de neige, un hôtel dont la splendeur passée transparaît encore malgré l’état de délabrement, un réceptionniste inquiétant, bref, le poisson (moi en l’occurrence) était ferré et j’étais impatiente de savoir ce qui allait arriver à la famille Addison. Perdus chacun de leur côté sans possibilité de se retrouver, chaque membre de la famille va errer dans le mystérieux hôtel. Et, au fur et à mesure, j’avoue avoir été moi aussi un peu perdue dans le récit. L’histoire s’enfonce lentement dans le fantastique, laissant la part belle à l’ambiance et à la tension qui monte peu à peu. Mais, hélas, le rythme est bien trop lent et l’ennui guette peu à peu le lecteur. La multiplicité des lignes narratives n’aide pas, entre passé, présent et futur, il finit par devenir difficile de se situer. Les chapitres se succèdent sans indication de temporalité ni des personnages en scène, embrouillant parfois encore davantage le lecteur quand des paragraphes entiers se déroulent avant qu’il comprenne de qui il est question. Le style de l’auteur manque aussi de simplicité, ce qui n’aide pas.

Au final, le soufflé retombe malheureusement en cours de route. L’intention est bonne, l’ambiance est merveilleusement restituée, mais la narration est trop brouillonne et risque de perdre le lecteur au fur et à mesure. Dommage…


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