mercredi 19 octobre 2016

Journal d'un marchand de rêves, Anthelme Hauchecorne

Résumé :

J'ai séjourné en hôpital psychiatrique. Pas de quoi fouetter un chat sauf lorsque, comme moi, vous êtes fils de stars. Par crainte du scandale, mes parents m'ont expédié loin d'Hollywood, dans la vieille Europe. Les meilleurs spécialistes m'ont déclaré guéri. En vérité, la thérapie a échoué. Les songes ont repris, plus dangereux que jamais. Malgré moi, je me trouve mêlé aux intrigues de puissants Rêveurs. Des gens charmants et bien décidés à m'éliminer, mais avec élégance. M'entêter serait totalement déraisonnable. Pourtant, deux plaies à vif m’empêchent de tourner la page... La première est une fille. La seconde, une soif de vengeance. Je m'appelle Walter Krowley. Vous tenez mon journal intime. Prenez-en soin. Ce livre pourrait devenir mon testament...


Avis :

« Fils de », blasé et immature, Walter Krowley voit sa vie bouleversée après un accident de voiture. Dès lors, ses nuits l’amènent à Doowylloh, un Hollywood fantasmé accessible uniquement via les rêves. Cette double vie, réelle et onirique va profondément changer Walter, que ce soit dans ses capacités créatives mais aussi dans ce qu’il est.

Quand j’ouvre un roman d’Anthelme Hauchecorne, je suis à chaque fois étonnée de la facilité que j’ai à me couler dans l’histoire, séduite en premier lieu par la plume de l’auteur. Il pourrait réécrire le bottin (on a les références de son âge…), je suis sûre que je trouverais ça super bien foutu. L’écriture de l’auteur est fluide et addictive, c’est un vrai bonheur. Passons maintenant à l’histoire de Walter, qui ne manque pas d’originalité. Le jeune homme va nous emmener avec lui à Doowylloh, une ville en apparence idyllique, mais qui est loin de l’être réellement et se révèle totalitaire et dangereuse. J’ai apprécié m’y promener et la découvrir par petites touches. Parce qu’il ne faut pas être pressé. L’auteur prend son temps et ne nous dévoile les secrets de Doowylloh qu’au fur et à mesure, avançant comme Walter, à l’aveuglette. L’univers créé ici est riche et complexe, l’auteur a pris soin de créer un background qui tient la route, dans lequel il est agréable de se perdre. Walter, notre héros, ou plutôt personnage principal, héros étant un bien grand mot pour le définir, se révèle attachant malgré un départ un peu compliqué, le personnage étant un peu suffisant à mon goût. Au final j’ai apprécié le voir évoluer dans l’histoire, pas assez armé pour son propre bien. L’ensemble fonctionne très bien, le roman se lit très facilement et j’attends maintenant la suite.


4 commentaires:

  1. Je l'ai acheté aux halliennale. Je vois qu'il te plait également. Tout le monde n'en dit que du bien. J'ai vraiment hâte de le lire mais il y en a tellement que je voudrais lire en ce moment...Si je pouvais avoir la vitesse de lecture de Reed dans esprit criminel...

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    1. Je pense qu'en lisant super vite on perd en plaisir, alors ne regrette rien ;)

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    2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    3. Je vais le commencer maintenant que je suis en vacances..

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