lundi 3 octobre 2016

Seuls au monde, Caroline Mongas

Résumé :

Pour Déborah, Daniel Saint-Ferrant, le prestigieux patron qu’elle assiste fidèlement depuis plus de six ans, est un playboy égocentrique, irrespectueux et capricieux.
Pour Daniel, Déborah Evreux est une assistante efficace et irremplaçable… mais parfaitement ennuyeuse, coincée et tout sauf attirante.
Lorsqu’ils prennent conscience qu’ils sont les deux survivants du crash de leur jet privé, le soulagement de ne pas être seul sur cette île au décor paradisiaque se mêle à l’appréhension face à la perspective d’une cohabitation forcée. Car, en dehors du contexte purement professionnel, ils ne se supportent pas, c’est un fait. Mais il se pourrait bien que le soleil tropical leur permette de se voir l’un et l’autre sous un tout autre jour… 


Avis :

Il y a des livres dont la couverture attire l’œil, le résumé est prometteur et le contenu donne envie de jeter le bouquin par la fenêtre. C’est hélas l’effet que m’a fait Seuls au monde.

L’histoire débute sur une situation de base pas du tout cliché *ironie inside*, avec un patron beau comme un dieu, mais arrogant et odieux, et son assistante compétente, mais mal fagotée qui dissimule un corps de rêve sous ses tailleurs passés de mode. Un crash d’avion plus tard, ils sont les seuls survivants sur une île déserte, pas de suspense sur la suite des évènements…

Soyons clairs, l’histoire est cousue de fil blanc, mais ce n’est pas ce qui m’a le plus dérangée. Parlons plutôt de Daniel Saint-Ferrant, chef d’entreprise play-boy et puant d’égocentrisme qui prend plaisir à rabaisser autrui. Très rapidement, l’auteur excusera son personnage en sortant la carte « enfance difficile ». Pauvre petit garçon riche… Le type est donc un salaud, mais c’est pas sa faute, môman n’était pas assez présente dans son enfance, alors ne le jugez pas, plaignez-le, ce pauvre choupinet. Eh bien ça ne marche pas avec moi, je déteste ce procédé trop facile. Ensuite, intéressons-nous à Déborah, assistante de tyran dévouée, à la limite du syndrome de Stockholm. La fille est intelligente et tout, mais se sape mal, donc personne ne se retourne sur elle. Dénudez-la et son patron voit en elle la perfection. Super gratifiant pour l’image de la femme, on voit bien où se place le curseur féministe de l’auteur pour le coup. Si nous nous intéressons un instant à l’histoire, il n’y a malheureusement pas grand-chose à en dire, la romance est courue d’avance, sans le moindre frisson. Sans doute parce qu’il est impossible de s’attacher à des personnages aussi stéréotypés. Le style de l’auteur ne m’a pas convaincue non plus, les onze références à la pop culture en onze pages au début m’ont refroidie. L’auteur ne sait pas faire les descriptions, ou ne souhaite pas s’embêter avec ça, Daniel est donc classe comme Daniel Craig et porte des lunettes à la Top Gun, Déborah porte les mêmes tailleurs que l’agent Scully et elle a le caractère d’Hermione Granger, j’en passe et des meilleures. Le procédé sert souvent à tenter de se mettre le lecteur dans la poche, pour ma part, c’est tout le contraire quand il y en a trop, jusqu’à l’écœurement. Ce roman n’est clairement pas pour moi, on ne m’y reprendra pas.



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