lundi 16 janvier 2017

Sur les chemins noirs, Sylvain Tesson

Résumé :

Las d'avoir passé vingt années de sa vie à courir le monde entre Oulan-Bator, la Sibérie, Valparaiso, Sylvain Tesson, après un grave accident, se promet, s'il s'en sort, de traverser la France à pied. Il part donc de la gare de Tende, à la frontière franco-italienne des Alpes-Maritimes, pour rallier le cap de la Hague, à travers la Vésubie, le plateau de Valensole, le Ventoux, les Cévennes vivaraises, le Gévaudan, l'Aubrac, les monts du Cantal, le plateau de Millevaches, le pays de Boischaut, la Gâtine tourangelle... Au cours de cette équipée sauvage, Sylvain Tesson rencontre ce pays bizarre et fort méconnu qu'est la France, tout au long de ces petits chemins que personne n'emprunte plus et de ces territoires qui ont miraculeusement résisté à l'urbanisme et à la technologie, et qui apparaissent, sous sa plume, habités par une vie mystérieuse, ardente et fascinante.


Avis :

Sur les chemins noirs n’est pas un roman, mais un carnet de voyage. Celui de Sylvain Tesson, victime d’une chute qui lui a laissé le corps brisé. En guide de rééducation, il décide de partir à la découverte de l’hyper-ruralité, l’occasion d’une longue marche en solitaire. Le lecteur suit donc les réflexions du narrateur au fil de ses rencontres et observations, et rentre ainsi presque en communion avec le marcheur.

Une fois posé ce qu’est ce livre, il est temps de donner mon avis dessus. Et là, ça se complique. Si on ne m’avait pas offert ce livre, je ne l’aurais certainement jamais lu. Et je serais passée à côté d’une chouette lecture, très apaisante, mais qui fait réfléchir. Pourtant, sur le papier il y a tout pour que je n’adhère pas du tout, voire même que je déteste carrément : les réflexions de l’auteur, les tournures alambiquées parfois ampoulées (le syndrome « tu la ressens la poésie dans mes mots, c’est beau hein ? ») qui me donne envie de me taper la tête contre le mur le plus proche quand j’en croise. Pourtant, Sylvain Tesson écrit avec une grande humilité et du coup, oui, je l’ai ressentie la poésie, tout comme j’ai visualisé les paysages, senti les pierres sous ses chaussures et me suis émerveillée des surprises et cadeaux de la nature qu’il a découvert. Ce livre est un vrai cadeau, dans tous les sens du terme, je vous le recommande vivement.

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