mercredi 15 février 2017

Anthologie Maisons Hantées

Résumé :

Qu’elles soient perdues au milieu des bois, héritées d’un grand oncle ou cachées dans la brume, les maisons hantées sont des motifs familiers de l’horreur. Depuis Le Château d’Otrante de Walpole et l’apparition du roman noir anglais au XVIIIe siècle jusqu’au slasher moderne, il est devenu impossible de passer à côté de ces lieux maudits où la réalité se distord.
En hommage à l’intarissable production littéraire et cinématographique qui se plaît à abandonner ses personnages entre des murs de plus en plus étroits, dix-sept auteurs ont proposé leurs huis-clos les plus angoissants. De hautes tours gothiques, un appartement d’étudiant, un motel d’où on ne revient pas… chaque nouvelle présente un édifice dans lequel il serait imprudent de s’aventurer très longtemps. Spectres, démons, souvenirs d’un autre temps et monstres cannibales ont un sens de l’accueil particulier… Alors, comme le disait si bien Dante : Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance…
Des textes inquiétants, violents, insolents, qui n’hésitent pas à s’amuser de nos peurs les plus profondes.


Avis :

Je suis depuis toujours une grande fan des histoires de maisons hantées, ce sont souvent ces histoires-là qui m’empêchaient de m’endormir quand j’étais plus jeune. Hélas, en grandissant, je n’ai plus trouvé dans ce type de récits les frissons qu’ils me procuraient avant. Et puis, j’ai découvert cette anthologie en lisant la chronique de Siana, et ma curiosité a été éveillée. Et je ne le regrette absolument pas. Les dix-sept textes présentés traitent chacun le sujet à leur façon, classique ou innovante, trash ou onirique, il y en a pour tous les goûts, chaque lecteur trouvera son compte dans cet ouvrage.
Si le traitement du thème est changeant selon les auteurs, la seule constante, c’est la peur, le malaise éprouvés lors de la lecture. Je ne dirais pas que les âmes sensibles doivent s’abstenir, mais le lecteur doit quand même être prévenu que ce n’est pas Casper qui se cache entre les lignes, les spectres mis en scène ne sont pas des gentils, à côté d’eux, Bibendum Chamallow est un enfant de chœur !
Je ne vais pas revenir en détail sur chacune des nouvelles, juste vous parler un peu de celles qui m’ont le plus marquée.
Tout d’abord, Jeux d'enfants, un texte d’introduction assez classique qui met bien dans l’ambiance. Kolka m’a particulièrement traumatisée et mise mal à l’aise, l’Islande ce sera sans moi maintenant. J’ai trouvé Motel K particulièrement bien ficelée, une histoire étrange comme je les aime et ma mention spéciale ira à La Vénus aux épines pour son ambiance des plus glauques et à Classifié pour son histoire surprenante.

Tous ces fantômes continuent à me hanter après la lecture, je suis ravie d’avoir découvert les Éditions Luciférines par cet ouvrage, nul doute que je vais me pencher sérieusement sur leur catalogue. 

2 commentaires:

  1. Je note !! Je suis aussi très maso car j'adore les histoires de maisons hantées, qui ensuite m'empêchent de dormir... parmi les meilleures "Hantise" de Shirley Jackson (qui a donné le film du même nom)

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    1. Celui-là je l'ai lu à la fin de l'adolescence, à l'âge d'or de la collection Terreur chez Pocket, il m'avait grave fait flipper !

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