Accéder au contenu principal

Sélection

Ma PàT (Pile à Tricoter) - Épisode 1

J’avais déjà fait une série sur ma PàL (Pile à Lire), à l’époque où elle dépassait allègrement les 100 titres, et ça avait plutôt bien marché et ça m’avait aidé à la réduire. Cette fois c’est ma Pile à Tricoter (PàT) que je vous présente.

Alors oui, j’ai trop de fils, mais presque tous ont leur projet (dans ma tête). Les écheveaux en mohair vont faire de jolis châles aériens, ceux en mérinos des écharpes douces et colorées. Les fils multicolores (à gauche, couleur queue de paon et été) sont des pelotes achetées par cher du tout, je vais les « sacrifier » pour m’exercer au crochet et faire des châles (je veux un half granny, mais hors de question d’en faire avec du fil de qualité tant que je ne maîtrise pas le truc). Les pelotes grises finiront en capucharpe (combo entre une capuche et une écharpe), le fil cake en châle avec du point dentelle, les rouges surement en écharpe ou snood. Dans les sacs, des pelotes destinées à finir en pulls ou gilets. J’en ai déjà fait un, mais le patron ne…

Les assoiffées, Bernard Quiriny

Résumé :

Depuis 20 ans, la Belgique est tombée aux mains d'une dictature féministe dirigée par les " Bergères ", Ingrid et sa fille Judith. Un groupe d'intellectuels parisiens reçoit l'autorisation d'aller y réaliser un reportage : une première ! Mais ils ne verront que ce qu'on voudra bien leur laisser voir... Seul le journal d'Astrid, une résidente, nous renseigne sur ce qu'il se passe vraiment dans l'Empire des Femmes.


Avis :

Le Benelux est devenu une dictature féministe. Coupés du monde depuis vingt ans, ses habitants ignorent tout du reste du monde, les frontières étant fermées hermétiquement. Quand un groupe de journalistes reçoit l’autorisation de se rendre dans le pays pour y faire un reportage, c’est l’effervescence…

Le roman est découpé en deux lignes narratives. Tout d’abord le groupe d’intellectuels invités dans le pays, accueillis selon un programme bien spécifique, manipulés par leur hôtes, qui n’ont accès en fait qu’à ce qu’on veut bien leur montrer, à savoir une image parfaite de la Belgique et de sa dirigeante. Ensuite, le lecteur peut découvrir la dictature d l’intérieur, grâce au journal d’Astrid et, là, le tableau est nettement moins flatteur. La population, même féminine, vit dans la peur et l’asservissement, seule une poignée de privilégiées jouissant d’une situation confortable. Au final, rien de très original, Bernard Quiriny fait ici une revue de détail de ce qu’est une dictature. La seule chose qui la distingue des autres, c’est qu’une femme est à sa tête, mais on pourrait faire les mêmes constats partout où la démocratie est absente. Le roman perd donc de son intérêt, le propos étant déjà vu et revu. Une nouvelle fois, je suis assez déçue, les rares romans que je lis et qui portent les femmes au pouvoir ne font que démontrer une situation catastrophique, pire que celle qui est la nôtre aujourd’hui. Pourquoi systématiquement les femmes sont tyranniques et meurtrières une fois aux manettes ?! À quand un livre où un putsch des femmes aboutiraient à une démocratie plus juste, plus libre et plus équilibrée ?

Commentaires