jeudi 11 mai 2017

J'ai toujours cette musique dans la tête, Agnès Martin-Lugand

Résumé :

Yanis et Véra ont la petite quarantaine et tout pour être heureux. Ils s'aiment comme au premier jour et sont les parents de trois magnifiques enfants. Seulement voilà, Yanis, talentueux autodidacte dans le bâtiment, vit de plus en plus mal sa collaboration avec Luc, le frère architecte de Véra, qui est aussi pragmatique et prudent que lui est créatif et entreprenant. La rupture est consommée lorsque Luc refuse LE chantier que Yanis attendait. Poussé par sa femme et financé par Tristan, un client providentiel qui ne jure que par lui, Yanis se lance à son compte, enfin.
Mais la vie qui semblait devenir un rêve éveillé va soudain prendre une tournure plus sombre. Yanis saura-t-il échapper à une spirale infernale sans emporter Véra ? Son couple résistera-t-il aux ambitions de leur entourage ?


Avis :

Véra et Yanis, couple de parisiens un peu bobos sur les bords, vivent heureux avec leurs deux enfants. Elle travaille dans une agence de voyages, lui comme «homme couteau suisse», créatif, roi de la débrouille du BTP dans la boîte d’architecte de son beau-frère. De la créativité, justement, il en a à revendre et il se sent à l’étroit professionnellement. L’occasion se présentant, il se met à son compte sur un projet grandiose. Peut-être justement trop grand pour lui…

Forcément, j’ai sauté sur le dernier Martin-Lugand. Si j’ai aimé ? Oui. Si c’est un coup de cœur ? Non, hélas. Une nouvelle fois, l’auteur nous raconte une histoire d’amour, un amour qui connaît des perturbations. Et toute la question est là, peut-on survivre à un cataclysme dans sa vie ? Peut-on pardonner à l’autre et se pardonner ? Peut-on surmonter une épreuve inconcevable et se reconstruire ? Les ficelles sont parfois un peu grosses, c’est sans doute pour ça que je n’ai pas marché à fond, mais le lecteur s’accroche désespérément aux personnages et attend de voir comment ils vont gérer (ou pas) la situation. Évidemment, la lectrice se mettra sans nul doute à la place de Véra, se demandant ce qu’elle aurait fait dans la même situation, voire même elle est renvoyée à son propre passé, ce qui peut être un peu dérangeant en y repensant. La grande force d’Agnès Martin-Lugand, c’est de nous raconter de belles histoires, pas toujours faciles, mais qui subliment toujours l’amour, et moi je marche à chaque fois.

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