mardi 9 mai 2017

Pas de sexe le mardi, Tracy Bloom

Résumé :

— Ça te dirait de prendre un verre un de ces soirs ?
— D’accord, mais seulement un verre. Rien de plus.
— Dans ce cas, on ferait mieux de choisir un mardi, répondit-il avec le plus grand sérieux.
— Pourquoi ?
— Parce que personne ne couche le mardi.
Après la nuit qu’ils viennent de passer ensemble, Matthew et Katy sont d’accord sur un point : ils ne se reverront jamais !
Ils tiennent parole, mais le sort s’acharne : huit mois plus tard, ils se retrouvent par hasard au même cours prénatal. Entre une épouse coincée et un petit ami irresponsable, tous deux doivent trouver un compromis acceptable si Matthew se révèle être le père du bébé de Katy. Ce serait tellement plus simple si les sentiments et les hormones ne s’en mêlaient pas...


Avis :

Katy et Matthew étaient ensemble au lycée. Et puis le jeune homme l’a trompée et ils ne se sont jamais revus jusqu’à la fête des anciens quinze ans plus tard. Passée la haine, puis trois bouteilles de vin, ils remettent le couvert une seule et unique fois alors que l’un et l’autre sont en couple. Huit mois plus tard, la femme de Matthew attend des jumeaux et Katy est enceinte aussi, mais ne sait pas vraiment de qui…

Si vous avez vu ou lu Bridget Jones Baby, vous conviendrez que le pitch du roman de Tracy Bloom y ressemble furieusement, mais en moins drôle, moins sexy, plus cliché et vulgaire, et nettement moins divertissant. Les personnages sont tout sauf attachants, Matthew est détestable, Ben immature, Katy indécise et insupportable. L’auteur accumule les clichés, parfois sexistes (encore pire quand c’est une femme) sur les femmes enceintes (ou pas), déprimées et dévorées par leurs vergetures ou les femmes un peu trop libérées à son goût. L’intrigue n’est pas bien palpitante, Katy choisira-t-elle la stabilité relative d’un homme mûr, mais infidèle, qui l’a déjà jetée comme une vieille chaussette puante, ou la fraîcheur un peu niaise de son cadet de huit ans, ce qui semble être le comble de la décadence pour l’auteur qui ne se remet pas de leur différence d’âge (quelqu’un pour lui dire que c’est elle qui a écrit le bouquin ?). Pour de la chick lit, je n’ai pas ri, ni même esquissé l’ombre d’un sourire amusé, je me suis simplement ennuyée…



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire