jeudi 22 février 2018

Les Belles, Dhonielle Clayton


Résumé :

Dans le monde opulent d'Orléans, les gens naissent gris, ils naissent condamnés, et seules les Belles peuvent, grâce à leur talent, les transformer et les rendre beaux. En tant que Belle, Camélia Beauregard est presque une déesse dans cet univers où triomphe le culte des apparences.
Or Camélia ne veut pas se contenter d'être une Belle. Elle rêve de devenir la favorite choisie par la reine d'Orléans pour s'occuper de la famille royale et d'être reconnue comme la plus douée du pays. Mais une fois Camélia et ses sœurs Belles arrivées à la cour, il s'avère que la position de favorite tient davantage du cauchemar. Derrière les ors du palais, les noirs secrets pullulent...


Avis :

Dans un monde où les gens sont gris, les Belles ont le pouvoir de leur redonner des couleurs et de leur insuffler la beauté. Pour cela, les Belles reçoivent une éducation très stricte et doivent être les meilleures, l’enjeu étant de devenir la favorite de la Reine. Camélia, au caractère impétueux, rêve de plonger dans les mystères de la cour, mais n’en mesure pas forcément tous les risques…

Dhonielle Clayton plonge le lecteur dans une parodie de monarchie française où la multiplicité de noms célèbres (Du Barry, Pompadour, Lamballe, etc.), sûrement évocateurs des fastes de la cour des XVIIème et XVIIIème siècles, est censée suffire au lecteur comme background. Pour ma part, ce fut trop léger et n’a pas fonctionné : j’ai trouvé que l’ensemble confinait plutôt au ridicule. L’auteur précise aussi qu’il fut un temps où tout le monde n’était pas gris, mais quand, pourquoi, comment, on s’assoit dessus. Passons ensuite aux personnages. Camélia, personnage principal, geignarde, ambitieuse et envieuse Belle n’a pas su me séduire, même lorsqu’elle se découvre une conscience (un matin au saut du lit pour ainsi dire, tellement la psychologie du personnage reste en surface). Le reste est du même acabit, l’auteur a voulu recréer les complots de la cour et la perfidie de ses acteurs, mais sans faire beaucoup d’efforts ; l’ensemble reste superficiel et artificiel. Venons-en à l’intrigue, sous couvert de message à caractère informatif : il n’y a pas que la beauté qui compte. Si j’étais optimiste, je dirais que l’auteur a voulu brosser une satire de nos sociétés modernes superficielles où l’apparence compte plus que tout et où certains sont prêts à dépenser des sommes folles pour améliorer leur physique et tendre vers la beauté parfaite. Mais comme je suis plus réaliste qu’optimiste, je dois avouer que l’auteur accumule les clichés et les lieux communs, sans que l’on sente vraiment s’il y a un but précis à son verbiage. Après, je dois reconnaître que, bizarrement, j’ai lu ce livre d’une traite, fascinée par tant de vacuité, un peu comme lorsque je me laisse happer par une émission de télé-réalité.

Ce roman appelle une suite, mais moi j’ai un stage d’aqua-badminton, donc je n’aurais pas le temps de m’y coller.


2 commentaires:

  1. Belle couv, belle promo et au final, ça sonne creux. Dommage pour toi !

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    1. C'est décevant. Cela dit, depuis quelques temps, dès que je lis un bouquin de cette collection je suis déçue. c'est super bien vendu et packagé, mais ça fait pshitt au final.

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