mercredi 28 mai 2014

Cornes, Joe Hill

Résumé :

Au début, Ig croit que les cornes sont une hallucination, celle d’un esprit malade, rongé par la colère et le chagrin. Cela fait un an que Merrin Williams, sa bien-aimée, a été violée et tuée dans des circonstances inexplicables. Depuis, reclus dans sa solitude, il vit un enfer, et il a plus de raisons qu’il n’en faut pour sombrer dans la dépression. Pourtant les cornes sont on ne peut plus réelles.
Jadis, Ig le vertueux faisait partie des privilégiés : né dans une famille riche, second fils d’un musicien renommé et frère cadet d’une star montante de la télé, il avait la sécurité, l’aisance, une place reconnue au sein de sa communauté. Ig avait tout pour être heureux, plus encore il avait Merrin et un amour réciproque, auréolé de magie, fondé sur les mêmes rêves. Mais la mort de Merrin a tout détruit. Seul véritable suspect, Ig n’a pourtant jamais été accusé ni jugé. Et donc jamais innocenté. Pour le tribunal que constitue l’opinion publique de Gideon, sa ville natale du New Hampshire, Ig aura beau dire ou faire, il est et restera toujours coupable, car ses parents riches et influents ont exercé des pressions pour faire boucler l’enquête. Il est abandonné de tous, Dieu y compris. De tous, sauf de son démon intérieur… Et voilà qu’Ig se retrouve soudain doué d’un nouveau pouvoir, assorti à son nouvel aspect et tout aussi terrible, un macabre talent qu’il compte bien utiliser pour retrouver le monstre qui a tué Merrin et détruit sa vie. Être bon, prier… tout ça ne l’a mené nulle part. Il est temps de prendre sa revanche… Il est temps de donner sa part au diable…


Avis :

Je ne reviendrai pas sur l’histoire, le résumé de l’éditeur est, je pense, suffisamment clair et étoffé.

Cornes est un roman à la croisée des chemins entre thriller et fantastique. Enfin, non, il est plus que ça, car on y trouve aussi de l’humour et de la tendresse. En fait, impossible de classifier Cornes, même après avoir pensé et repensé la chose, je n’ai pas réussi à trouver un terme convenable. À vrai dire, j’ai juste envie de vous crier de lire ce roman, car je ne pourrai jamais exprimer à travers mes pauvres mots ce que j’ai ressenti à la lecture, entre l’attachement au personnage de Ig, si naïf et touchant qu’on se demande comment il ira au bout de sa vengeance, le spectre du Diable qui rôde dès les premières pages et prend plus de place au fil du récit et surtout la façon dont Joe Hill conduit son intrigue, empruntant des chemins de traverse pour mieux égarer le lecteur sans jamais perdre de vue son objectif… Bon sang ne saurait mentir, car Joe Hill est le fils de Stephen King, un héritier que le maître du fantastique ne peut renier tant il nous rappelle les premières œuvres du père. C’est peut-être là le seul reproche qu’on puisse faire à Cornes, la filiation trop évidente, mais c’est vraiment histoire de chipoter car Joe Hill a sa propre patte et je pense poursuivre la découverte des autres titres de l’auteur tant j’ai été charmée.

6 commentaires:

  1. Black is black !!
    Le comic The Cape est assez frappant. Nosfera2 est very Stephen King et puis j'ai Fantômes sur ma pile (recueil de nouvelles)

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    1. Ne me tente pas avec tes titres alléchants, je suis déjà submergée par une PAL qui veut ma peau !

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  2. Waouh ! Rien que ça :) Moi aussi j'ai beaucoup aimé The Cape et puis les Locke & Key. D'ailleurs Lune m'a donné envie de découvrir Nosfera2.

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    1. Locke & Key j'ai pas lu, j'ai honte...

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  3. Autant j'ai adoré Cornes, qui a été un énorme coup de coeur, autant Nosfera2 j'ai détesté. Je me suis ennuyée ferme. Trop long à mon goût. Donc maintenant les romans de Joe Hill, j'y vais doucement.

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    1. J'ai commencé Locke & Key, c'est bien foutu :)

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