vendredi 22 mai 2015

La liste, Johanna Bolouri

Résumé :

Des listes, il y en a des tonnes sur Internet : « Les vingt trucs à faire avant de mourir », « Les dix lieux à voir avant d’avoir des enfants pour ruiner votre plaisir ». Tu devrais établir ta version personnelle. Une liste de défis sexuels. Je vais t’aider. Je sens qu’on va bien se marrer.
Phoebe ne se remet pas de sa rupture amoureuse et porte son célibat comme une croix. À la veille d’une nouvelle année en solo, elle dresse la liste des pratiques qu’elle a toujours voulu expérimenter au lit sans jamais avoir l’occasion – ou le courage – de passer à l’acte. Son année sera placée sous le signe du plaisir, du sexe sans contraintes affectives. À première vue, rien de plus simple... Et si le grand amour venait s’en mêler au moment où on s’y attend le moins ?



Avis :

Célibataire depuis un an, Phoebe n’arrive pas à tourner la page de son ancienne relation. Sa vie sexuelle est aussi pimentée qu’un yaourt nature et ses amis vont la pousser, à l’occasion de la nouvelle année qui débute, à se reprendre en main. Avec son amie Lucy, serial dragueuse de son état, elle établit la liste des pratiques sexuelles qu’elle doit absolument essayer. Ayant besoin d’un partenaire de jeu, c’est sur Oliver, pendant masculin de Lucy, que va s’arrêter leur choix…

L’idée de base est plutôt bonne et même assez drôle. D’ailleurs on sourit à quelques reprises durant la lecture tant Phoebe a le don de se mettre dans des situations impossibles. La jeune femme a un an pour rayer les points de sa liste qui vont de l’exhibitionnisme à la partouze (à 3 ou 4 maximum, faut pas pousser quand même). Le couple qu’elle forme avec son sex friend Oliver est mignon et attachant, mais, franchement, on a envie de secouer Phoebe tout du long et de lui hurler d’ouvrir un peu les yeux. L’écriture est en revanche moins convaincante. Elle se veut moderne et jeune, mais tombe parfois dans la vulgarité et l’excès de vocables « djeuns » qui donne l’impression, si vous êtes plus âgés que les protagonistes du roman, d’assister aux conversations de lycéens dans le métro. Il manque un brin d’élégance, car la vulgarité dans les mots additionnée au propos donne un résultat un peu lourdingue. Néanmoins, on passe un bon moment avec cette sympathique romance.




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