mercredi 29 juillet 2015

L'instant précis où les destins s'entremêlent, Angélique Barbérat

Résumé :

Kyle a cinq ans lorsqu'il découvre sa mère morte sous les coups de son mari. Recueilli par sa sœur, le petit garçon se réfugie dans la musique. Vingt ans plus tard, il est devenu une rockstar adulée par le monde entier. Mais rien n'efface la colère qui l'habite. Coryn épouse Jack Branningan alors qu'elle a dix-sept ans. Sous ses aspects d'homme parfait, Jack s'avère vite être un mari possessif, jaloux et violent. Un jour, alors que Coryn se promène avec ses deux enfants, l'un d'eux échappe à sa vigilance et se fait renverser par une voiture. A cet instant précis, les destins de Kyle et Coryn s'entremêlent. Mais comment ces deux êtres que tout semble séparer auraient-ils la moindre chance de s'aimer ?



Avis :

Quelque part, un jeune homme qui, enfant, a vu sa mère succomber sous les coups de son mari. Ailleurs, une jeune femme à l’avenir radieux qui finit mariée à un homme qui la bat parce qu’elle est sa propriété. Ces deux âmes vont se rencontrer et se reconnaître malgré les embûches.

Si le début était prenant et révoltant, entre le funeste destin de la mère de Kyle et la descente aux Enfers de Coryn, la romance en elle-même m’a laissée de marbre. Les violences conjugales sont un sujet peu souvent traité et pourtant tellement courant, de ce côté-là, l’auteur réussit à ulcérer son lecteur et à le faire haïr les bourreaux. Hélas, une fois que le destin réunit les deux personnages phares du roman, de manière un peu rocambolesque, la construction de leur idylle n’est pas très convaincante, notamment le cheminement de Coryn et la naissance de ses sentiments. On est tenté de se demander si elle tombe réellement amoureuse de Kyle ou si elle aime qu’on l’aime. J’ai trouvé qu’il ne se dégageait pas d’émotions de ce couple, la mayonnaise n’a pas pris. À cela s’ajoute la plume d’Angélique Barbérat qui ne m’a pas du tout plu, trop maniérée avec sa symbolique simplette.


Au final, un livre plein de bonnes idées et intentions, mais d’un ennui profond dès la seconde partie, en ce qui me concerne.


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