dimanche 2 août 2015

Zombie Kebab, Olivier Saraja

Résumé :

Au mauvais endroit, au mauvais moment : l'expression semble avoir été pensée pour Hakim, un banlieusard qui multiplie les petits boulots pour subvenir aux besoins des siens... jusqu’au jour où un accident fait basculer sa petite vie. Hakim devient alors le « patient zéro », le point de départ d'une apocalypse zombie. Malgré sa transformation — et une faim permanente —, Hakim conserve intactes ses facultés intellectuelles (ou presque) et s’en sert pour témoigner. Que fera-t-il de son nouvel état : protéger le monde, ou bien le dévaster ?



Avis :

Merci Olivier Saraja, avec cette novella je ne regarderai plus mon kebab de la même manière…

Pour une fois, avec Zombie Kebab, nous pouvons suivre le patient zéro et le début d’une apocalypse zombie, ce qui est assez rare et, personnellement, j’aimerais lire davantage de romans qui abordent cet angle (il en faut peu pour me faire plaisir, je sais bien). Donc, premier bon point pour l’auteur. Ensuite, le personnage principal, Hakim, est dès le départ très attachant, d’autant qu’il conserve une part d’humanité et de conscience malgré sa transformation, il ne devient pas un monstre décérébré (ha ha ha) mais applique sa propre logique. Jusque-là, Olivier Saraja a tout bon, le lecteur est happé dès les premières pages. Et puis la suite est à l’avenant, dynamique, originale et moderne. Le parti pris d’Hakim et ses actions sortent de l’ordinaire tout en gardant une part très classique (on est un mort-vivant ou on ne l’est pas), l’auteur prend des risques et explore de nouvelles pistes et, rien que pour ça, j’ai apprécié cette lecture. Ajoutez à ça une bonne dose d’humour et cette novella, servie par une plume incisive, a tout pour plaire.

Même si le texte comporte quelques défauts, ne passez pas à côté de Zombie Kebab si vous aimez le genre, il vaut le coup d’œil.




2 commentaires:

  1. Moi aussi j'aime bien cet angle de vue "zombiesque". Ta chronique est vraiment positive, mais elle n'a récolté que trois étoiles ?

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    1. Oui, et c'est dû uniquement au format que j'ai du mal à apprécier, un peu frustrant. Il y a aussi quelques longueurs. Je fais la notation au sortir de ma lecture et la chronique à froid donc je souvent je m'appuie sur l'impression "long terme" que m'a laissé le texte. A l'inverses, parfois je sors très enthousiaste d'une lecture et lui mets une super note et au moment d'écrire la chronique, je sais que j'ai aimé le livre mais avec du recul je ne comprends plus trop pourquoi ;)

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