jeudi 17 septembre 2015

Se lever à nouveau de bonne heure, Joshua Ferris

Résumé :

Paul O’Rourke est un dentiste hors-pair, un New-Yorkais qui entretient avec sa ville des rapports ambigus, un athée convaincu, un supporter désenchanté des Red Sox, et grand amateur de mokaccino. Et pourtant il est hors du monde moderne. Son métier, certes, occupe ses journées, mais ses nuits ne sont qu’une succession de regrets ; il ressasse les erreurs qu’il a commises avec Connie, son ex-petite amie (qui est également l’une de ses employées) et, tour à tour, vitupère ou s’émerveille devant l’optimisme du reste de l’humanité.
Ainsi va sa vie, jusqu’à ce que quelqu’un se fasse passer pour lui sur le web. Impuissant, Paul O’Rourke voit, avec horreur, paraître en son nom un site internet, une page Facebook et un compte Twitter, qui semblent vouloir faire l’apologie d’une religion ancienne tombée dans l’oubli. Mais cette imposture on line, bientôt, ne se contente plus d’être une simple et odieuse atteinte sa vie privée. C’est son âme même qui se retrouve en danger, car son double numérique est peut-être bien meilleur que sa version de chair et de sang. Ce nouveau roman de Joshua Ferris, vertigineux d’inventions, empreint d’un humour caustique, s’attaque aux trois fondamentaux de notre existence moderne : le sens de la vie, l’inéluctabilité de la mort, et la nécessité d’avoir une bonne hygiène dentaire.



Avis :

Après ce roman, vous ne verrez plus votre dentiste ni votre hygiène bucco-dentaire du même œil ! Paul O’Rourke est dentiste, a des idées bien arrêtées sur tout, notamment l’utilisation du fil dentaire. Sa petite vie bien ordonnée va voler en éclats quand il apprend qu’il est victime d’usurpation d’identité sur les réseaux sociaux…


Tout à tour drôle, cynique, émouvant ou carrément agaçant, Paul O’Rourke ne laissera pas le lecteur de marbre. Le début du roman est un peu long, les atermoiements de Paul devenant un peu lassants au fil des pages. Le rythme de croisière est atteint quand le héros se retrouve confronté à une usurpation d’identité. Et pourtant, difficile de tenir la distance malgré tout. Égocentrique patenté, le héros est de plus en plus pénible quand on avance dans le roman. Ce qui était amusant au départ devient saoulant, ce qui pouvait interpeller dans ses réflexions finit par irriter. Se lever à nouveau de bonne heure est de ses romans qui commencent bien et font flop, trop long et trop bavard.


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